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Re: Articles presse : ECONOMIE NATIONALE ET INTERNATIONALE

le Lun 22 Fév 2010 - 9:39
Conjoncture industrielle: Le moral au beau fixe

Les chefs d'entreprises industrielles abordent les prochains mois avec confiance. Ils estiment que les perspectives d'évolution de leur activité sont favorables dans l'ensemble. Ils anticipent une hausse des ventes locales et étrangères et une poursuite de la hausse des prix des produits finis.

Cette confiance trouve sa justification, entre autres, dans le comportement d'un certain nombre d'indicateurs en janvier 2010. En effet, selon la dernière enquête mensuelle de conjoncture industrielle de Bank Al-Maghrib, la production a enregistré une hausse d'un mois à l'autre. 53% des réponses des patrons sondés font ressortir un développement de l'activité contre 26% signalant une régression. Mais contrairement aux autres branches, les industries mécaniques et métallurgiques ont affiché une baisse. A court terme, à l'exception des industries agroalimentaires, les opérateurs des différentes industries anticipent une hausse de la production. Et sans grand risque de se tromper, cette hausse est fort possible sans investissements supplémentaires, au moins pour certaines branches. Puisque l'enquête révèle que le taux d'utilisation des capacités de production s'est situé à 72% pour le deuxième mois consécutif. Hors raffinage, ce taux s'est établi à 69%. Par branche, il a atteint 81% dans les industries électriques et électroniques, 77% dans les industries chimiques et parachimiques, 77% dans les industries agro-alimentaires, 68% dans les industries du textile et du cuir et 57% dans les industries mécaniques et métallurgiques. Côté ventes globales, elles ont été orientées à la hausse, selon la même enquête, suite à l'amélioration des ventes locales et étrangères. A part des industries agroalimentaires, où une baisse des ventes globales a été relevée, et des industries du textile et du cuir et les industries mécaniques et métallurgiques, qui ont connu une quasi-stagnation, les autres branches ont enregistré une augmentation. À court terme, les professionnels tablent sur une amélioration des ventes dans l'ensemble des branches. Les stocks de produits finis, l'autre composante de la production, sont estimés supérieurs à leur niveau normal. Quant au carnet des commandes, son niveau est jugé faible. Selon les patrons, la stagnation a été le maître-mot. Toutefois, lit-on dans le rapport d'enquête, « cette tendance recouvre une amélioration des flux de commandes dans les industries mécaniques et métallurgiques et les industries électriques et électroniques, une stagnation dans les industries agroalimentaires et une baisse dans les autres branches ». Les résultats de l'enquête révèlent une augmentation des prix des produits finis d'un mois à l'autre. Pour les trois prochains mois, les industriels prévoient la poursuite de la hausse au niveau global. Mais par branches, les prévisions tablent sur une baisse des prix dans les industries mécaniques et métallurgiques, une stagnation dans les industries agroalimentaires et la branche du textile et du cuir et une hausse dans les autres branches. A court terme, à l'exception des opérateurs des industries du textile et du cuir, qui anticipent une quasi stagnation des prix des produits finis, ceux des autres industries attendent une hausse des prix des produits finis. Reste à signaler que le taux de réponse pour cette enquête s'est élevé à 81,7%, soit 327 entreprises industrielles des 400 représentant l'échantillon défini par la banque centrale, qui ont répondu présent.

Note technique de l'enquête
L'enquête mensuelle de conjoncture industrielle de Bank Al-Maghrib a reçu le visa du Comité de coordination des études statistiques. C'est une enquête d'opinion menée, pour rappel, auprès d'un échantillon représentatif comprenant 400 entreprises opérant dans le secteur industriel national. Son objectif est de disposer de données de qualité dans des délais courts permettant une évaluation de la conjoncture industrielle pour une bonne prise de décision. Lancé au début de chaque mois, le questionnaire de ladite enquête, essentiellement qualitatif, recueille les appréciations des chefs d'entreprises sur l'évolution de leur activité par rapport au mois précédent et par rapport au même mois de l'année précédente, ainsi que leurs anticipations quant à son évolution à court terme. Ces données synthétisées ne sont pas corrigées des variations saisonnières. C'est dire qu'il faut manier avec prudence !

Le Matin 22/02/2010
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Re: Articles presse : ECONOMIE NATIONALE ET INTERNATIONALE

le Lun 22 Fév 2010 - 9:35
Le Maroc est passé en dix ans d'une hypothèse de croissance à une réalité de développement

Le Maroc est passé d'une hypothèse de croissance, en 1999, à une réalité de développement qui lui a permis, une décennie plus tard, d'affronter la crise économique mondiale dans de meilleures conditions, affirme l'économiste français Henri-Louis Védie, professeur au groupe HEC (Paris). Dans son dernier ouvrage "Maroc : L'épreuve des faits et des réalisations" (183 pages, format moyen), qui vient de paraître à Paris, aux éditions Eska, l'auteur, Docteur d'Etat en sciences économiques et diplômé d'Etudes supérieures de Droit, soutient aussi que le Maroc a choisi "la voie de l'aménagement du territoire, de tous les territoires sans exception". Après un premier livre consacré à l'expérience du développement durable au Sahara: "Une volonté plus forte que les sables" (Eska 2008), l'économiste français souligne, cette fois-ci, que "le développement des provinces du sud du Royaume n'a en rien freiné celui des provinces du nord". Ce fin connaisseur du Maroc en veut pour preuve l'essor de la région Tanger-Tétouan, "particulièrement révélateur de cette dynamique". Entre 2003 et 2008, l'Etat va y investir 22 milliards de DH, que vont accompagner des investissements privés à hauteur de 100 milliards de DH, rappelle l'auteur. D'ici 2012, l'effort va être poursuivi particulièrement dans le domaine des infrastructures autoroutières et ferroviaires, permettant à cette région de disposer d'un maillage intermodal performant des communications (route, port, gare, aéroport), relève-t-il, notant que Tanger Med est devenu un port et un pôle d'excellence, où Tanger Med II est venu compléter Tanger Med I, jugé déjà insuffisant. Dans le sud du pays, les activités économiques s'inscrivent, elles aussi, dans la continuité et dans la logique du développement économique des trois régions (Oued Ed-Dahab-Lagouira, Laâyoune-Boujdour-Sakia El Hamra et Guelmim-Es Smara), avec la mise à disposition d'infrastructures de communications performantes, et une activité maritime dominante, poursuit M. Védie, saluant en particulier "l'expérience unique" des villages de pêche. L'universitaire français met l'accent, par ailleurs, sur les efforts déployés dans le secteur du tourisme, "une économie fédératrice du pays", à travers les chantiers engagés dans le cadre du plan Azur pour l'ensemble du littoral méditerranéen et atlantique. "Pour autant, poursuit-il, les destinations déjà connues n'ont pas été oubliées avec le Plan Mada In, où les premiers résultats concernent Fès, Casablanca et Agadir", ainsi qu'à travers le plan Biladi, axé sur le développement du tourisme intérieur. L'économiste français estime que "même si certains retards sont à constater dans la réalisation du plan Azur, comme celui de Taghazout ou Plage-Blanche, globalement ce plan est une réussite. Quatre des stations, sur les six programmées sont désormais sur les rails". "Désormais rien ne sera plus comme avant", relève M. Védie, notant qu'"il est fort heureux que ces décisions aient été prises dans les années 2004-2005, avant la crise". Dans cet ouvrage, il analyse également l'évolution des indicateurs économiques du Maroc, soulignant que l'économie marocaine a privilégié le respect des fondamentaux macro-économiques que sont un taux d'inflation maitrisé, un taux de chômage réduit, un déficit budgétaire faible et un excédent de la balance des paiements, ce qui a permis au pays de connaître une croissance régulière, de moins en moins cyclique, avec un PIB par habitant qui a doublé au cours de la décennie. "Cette croissance historiquement dépendante des aléas climatiques, de par la contribution importante du secteur agricole, est aujourd'hui moins dépendante de ces aléas", grâce à un effort soutenu dans le domaine de l'irrigation, assure-t-il. Selon l'auteur, "le retournement de la conjoncture économique mondiale, globalement favorable jusqu'en 2008, va permettre de constater l'efficacité des mesures prises, permettant au Maroc d'affronter la crise dans de meilleures conditions, et de montrer sa résilience à la crise économique". L'économiste insiste, d'autre part, sur les défis que posent la pauvreté et le chômage qui, malgré une nette réduction, sont toujours préoccupants, d'où la décision du gouvernement d'utiliser la croissance pour mettre en place une véritable politique d'aménagement du territoire. Pour Henri-Louis Védie, "Il ne faut jamais oublier qu'à la crise succède toujours l'après crise" qu'on ne peut certes pas aujourd'hui dater. "Mais, dit-il, on sait avec certitude qu'elle profitera d'abord aux économies de pays qui, comme le Maroc, auront su préparer l'avenir".

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le Ven 19 Fév 2010 - 9:36
La Cellule de veille reprend du service après un mois de break: Les mesures de soutien reconduites jusqu'en juin

En cette période de post-crise, la vigilance reste de mise, notamment en ce qui concerne l'emploi, car la reprise sur ce plan-là ne sera pas rapide. Certes l'économie marocaine a su tirer son épingle du jeu par rapport à bon nombre de pays. Mais des efforts considérables devront être déployés au cours de l'année 2010 pour booster les secteurs touchés par la conjoncture internationale.

Ce constat a été souligné par la cellule de veille stratégique qui vient de tenir sa septième réunion, mercredi dernier. Ainsi, les mesures de soutien vont être prolongées jusqu'en juin. Les membres du comité de veille ont du pain sur la planche. Ils sont appelés à chercher activement de nouveaux mécanismes et de nouvelles mesures pour promouvoir davantage les secteurs exportateurs. On s'assigne, en effet, pour objectif de faire de 2010 une année de « décollage des exportations nationales », selon l'argentier du Royaume, qui affiche son optimisme comme à l'accoutumée. Bon nombre de mesures sont prévues. Pour cette année, on a ouvert le bal par la signature entre le gouvernement et la Société marocaine d'assurance à l'exportation (SMAEX) d'une convention relative à l'assurance publique complémentaire à l'assurance crédit à l'exportation. Cette assurance complémentaire vient ainsi renforcer le dispositif de promotion et de préservation des exportations marocaines contre les effets de la crise internationale. Pour l'exécutif, même si l'optimisme est au rendez-vous, il n'en demeure pas moins que tous les acteurs concernés doivent être mobilisés pour sauvegarder les acquis. Les efforts consentis jusque-là semblent avoir tenu leurs promesses. En effet, de mois en mois, on note une amélioration des indicateurs touchés par la crise. Une reprise est enregistrée au niveau des secteurs concernés (industrie, tourisme, OCP et transferts des MRE). Le tourisme et les transferts des MRE arrivent en tête du peloton des secteurs qui ont enregistré une amélioration palpable. Ainsi, selon les données du ministère de l'Economie et des Finances, les rythmes de baisse des recettes touristiques et des transferts des MRE sont passés respectivement de -21,6% et -14,6%, à fin mars 2009, à -5% et à -5,3% à fin décembre 2009. Les autres secteurs exportateurs ne sont pas en reste. Ils présentent aussi des indicateurs de reprise encourageants. En effet, la baisse des exportations hors OCP a nettement ralenti, passant à 10,7% à fin décembre au lieu de 21,9% à fin mars. Les données de la CNSS témoignent, pour leur part, de l'atténuation du rythme des pertes d'emploi même au niveau du secteur du textile-habillement qui a connu une hémorragie en la matière. La perte d'emploi dans ce secteur est passé de 12 476 à 7 473 entre avril et décembre 2009. S'agissant des équipements automobiles, on note une évolution favorable de création d'emploi de l'ordre de 753 postes en décembre, alors qu'elle accusait une perte d'emploi de l'ordre de 3 091 postes en avril. Le comité s'engage à rester mobilisé pour assurer la meilleure vigilance « pour la sauvegarde du potentiel de croissance du pays et de l'emploi et pour tirer profit des opportunités offertes par la période post-crise, en optimisant l'ancrage économique du pays à l'international, en boostant les moteurs de l'export et en favorisant la dynamique des secteurs liés à la demande intérieure. » Récemment, on donne de l'importance aux secteurs domestiques porteurs de croissance pour optimiser les conditions de création de richesse et d'emploi dans ces secteurs. Dans ce cadre, on recommande la réactivation de la cellule «immobilier» pour la réflexion sur le secteur de l'habitat en relation avec la problématique de l'épargne long terme.

Bilan
La cellule de veille stratégique a dressé le bilan d'évaluation des mesures mises en place pour faire face à la crise. Ainsi, au niveau du volet social, la CNSS a débloqué 465,6 millions de dirhams pour rembourser 394 entreprises. Par secteur, les entreprises du textile-habillement et cuir représentent plus de 90% des bénéficiaires, suivi du secteur de l'automobile avec 8%. Sur le plan financier, la Caisse centrale de garantie a traité 116 dossiers, dont 93% relatifs au secteur du textile, correspondant à un montant agréé de 686 millions de dirhams. Au niveau commercial, depuis la mise en œuvre de cette mesure, plusieurs demandes ont été traitées. Tous les secteurs ont été concernés avec une prédominance du secteur textile, de même pour le volet soutien de l'effort de diversification des marchés (Commerce extérieur). Par ailleurs, en ce qui concerne les mesures liées à la formation, quelque 160 certificats d'éligibilité ont été délivrés dont 131 pour le secteur du textile-habillement et cuir et 26 pour les équipementiers automobiles.

Le Matin 19/02/2010

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Re: Articles presse : ECONOMIE NATIONALE ET INTERNATIONALE

le Ven 19 Fév 2010 - 9:09
Maroc-Union Européenne: Le statut avancé mis en avant

La délégation de l'Union européenne au Maroc vient de faire le point, lors d'une conférence de presse tenue à Casablanca avant-hier, sur les réalisations de l'Union au Maroc.

C'était également l'occasion d'annoncer les priorités de l'UE durant l'année en cours. S'exprimant à cette occasion, Eneko Landaburu l'ambassadeur, chef de la délégation de l'UE au Maroc, a essayé de quantifier le bilan de la coopération maroco-européen tout en annonçant les voies de l'utilisation du financement de l'UE destiné au Maroc. Ses propos ont ainsi pris trois principales directions. Il a d'abord souligné l'importance des relations qui lient le Maroc avec l'Europe, notamment à la lumière du Statut avancé. Ensuite, il a parlé, en chiffre, des sommes destinés à la coopération entre les deux partenaires. En dernier lieu, il a annoncé les priorités de l'UE lors de l'année 2010 et particulièrement des voies de l'utilisation de l'argent consacré au Royaume qui sera versé à fiancer les objectifs du Statut avancé. S'agissant du premier point relatif au poids conféré aux relation liant le Maroc et l'UE dans le cadre du statut avancé, il a dit à ce propos : « tout notre travaille consiste à mettre sur pied des mécanismes pour se rapprocher et d'atteindre les objectifs du statut avancé. Aussi faire en sorte que le Maroc partage les principes et valeurs de l'UE en termes économique et social… pour que l'économie marocaine puisse profiter du marché intérieur européen, ce qui passe par la libre-circulation des capitaux, des biens et des personnes », a-t-il déclaré. Grâce au dialogue politique entre les deux partenaires, le Maroc a été présent dans certaines instances de l'UE. Il a été aussi consulté pour des questions générales qui se posent dans le monde. Des questions tels que les changements climatiques, la crise financière… «Des problématiques concernant lesquels les deux partenaires peuvent travailler ensemble. Le dialogue politique entre les deux partenaires a été fructueux. C'est ce qui a permis au Maroc de prendre part aux travaux du Conseil de l'Europe, une importante instance européenne qui travaille sur les droits de l'Homme, la démocratie et l'Etat de Droit. Le Maroc a pris part aux travaux de ce Conseil pour être mieux intégré en matière de défense des droits de l'Homme et de démocratie », a expliqué Eneko Landaburu en évoquant le bilan de l'année 2009 par rapport au statut avancé dont bénéficie le Maroc. En effet, l'année 2009 est la première année écoulée depuis la signature du statut avancé en 2008, et qui est marquée, selon la délégation de l'UE à Rabat, par un bilan positif. Sur le plan économique, cela a permis la finalisation de négociations dans le domaine de l'agroalimentaire qui ont abouti à la signature d'un accord, qualifié d'équilibré, par Eneko Landaburu « qui permettra au Maroc d'arriver, plus facilement, au marché européen et vice-versa. Ce qui est une bonne chose pour la croissance économique », a-t-il ajouté. D'autres accords peuvent être négociés lors du prochain sommet maroco-européen prévu le 7 mars prochain à Grenade en Espagne. Il s'agit là du premier sommet bilatéral attendu de part et d'autre. Par ailleurs, en parlant le langage des chiffres, Eneko Landaburu a évoqué les sommes octroyées par l'Union au Royaume. Pour lui, ces chiffres montrent le volume de la coopération en 2009. Il a souligné que le Maroc reste le premier partenaire du voisinage de l'Union européenne et reçoit le plus d'argent avec un soutien au développement en 2009 de près de 205 millions. Il a précisé que ces efforts financiers de l'UE avaient deux priorités. La première a été d'appuyer les efforts et les programmes de modernisation engagés par le Maroc (éducation, croissance économique, soutien aux exportateurs, secteur de l'énergie…). En ce qui concerne la deuxième priorité, 55% des aides ont été destinés au secteur socioéconomique tels que la couverture médicale, les programmes sociaux, le développement durable… La délégation de l'UE a également précisé l'utilisation de différents instruments de travail dans son financement de la coopération avec le Maroc. « Par exemple, nous avons cordonné avec des programmes en partenariat avec d'autres bailleurs de fonds comme le Banque mondiale. Car, ensemble nous sommes plus forts et nous pouvons avoir plus de d'impact et d'efficacité. Nous avons également travaillé à travers des projets en partenariat avec des acteurs de la société civile… », a précisé le chef de la délégation de l'UE à Rabat. Le meilleur est pour la fin. Et c'est à la fin de sa présentation que le chef de la délégation a évoqué les perspectives de la coopération projetée. Il a annoncé qu'il s'agira, en premier lieu, de lancer les programmes signés et asseoir la coopération de l'UE dans le domaine de l'agriculture, l'assainissement d'eau et le développement rural. L'annonce la plus importante reste la volonté de l'UE de concrétiser les objectifs du Statut Avancé qui est pour elle « un énorme chantier ». « Il faut utiliser le financement de l'UE au profit de ce statut avancé. Dans ce cadre, il y a nécessité pour que le gouvernement marocain propose un plan de convergence réglementaire pour sa mise en application. C'est au Maroc de choisir le rythme à adopter pour y arriver. Il doit présenter sa propre feuille de route dans ce sens. L'argent octroyé par l'UE permettra à remplir les objectifs qui seront tracés dans cette feuille de route. Notre souhait c'est que les financements mis à notre disposition servent non seulement au développement du Maroc, mais servent davantage à atteindre les objectifs politiques de rapprochement du Maroc avec l'UE », a conclu le chef de la délégation de l'UE à Rabat.

Le Matin 19/02/2010

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Re: Articles presse : ECONOMIE NATIONALE ET INTERNATIONALE

le Jeu 18 Fév 2010 - 8:50
Mme Idrac appelle les opérateurs français à s'implanter davantage dans la région de Tanger-Tétouan

La secrétaire d'Etat française chargée du Commerce extérieur, Anne-Marie Idrac, a appelé, mardi à Tanger, les opérateurs économiques français à s'implanter davantage dans la région de Tanger-Tétouan, afin de bénéficier de la dynamique du développement en cours dans le nord du Royaume. Intervenant lors d'un séminaire sur «la contribution des entreprises françaises au développement de la région de Tanger», tenu à l'occasion de sa visite au complexe portuaire Tanger Med, Mme Idrac a souligné les opportunités multiples offertes aux entreprises françaises dans le cadre des grands chantiers que connaît la région, notamment dans les domaines de la logistique, de la formation, de l'innovation et du transfert de technologie. La secrétaire d'Etat a, à cet égard, relevé la portée du grand chantier structurant de Tanger Med, capable d'entrer en compétition avec les plus grands ports méditerranéens et mondiaux. Les entreprises françaises, qui sont déjà les premiers investisseurs dans le reste du Royaume, sont appelée à oeuvrer pour gagner une place privilégiée également dans la région du Nord, a-t-elle affirmé, plaidant pour un partenariat «new look» entre les opérateurs marocains et français, basé sur le développement des métiers de l'avenir (automobile aéronautique, énergies renouvelables) et la mise en place d'un co-développement responsable reposant sur une approche gagnant/gagnant. Pour sa part, le président du directoire de l'Agence spéciale Tanger Med (TMSA), Said El Hadi a indiqué que Tanger Med a pu maintenir une activité soutenue malgré la crise économique mondiale, avec la réalisation en 2009 d'un volume de trafic de 1,2 million de conteneurs, soit 35 % de plus qu'en 2008. Le port Tanger Med et ses zones d'activité pourraient également faire figure de symbole en matière de partenariat entre la France et le Maroc, a-t-il estimé, précisant que la zone franche de Tanger (TFZ), faisant partie des zones Tanger Med, abrite désormais plus de 170 entreprises françaises, essentiellement des PME orientées principalement vers l'automobile et l'aéronautique. Il a aussi noté l'implantation du constructeur automobile français Renault, qui bénéficie, en plus de la plateforme industrielle de Melloussa, d'une concession portuaire qui lui permettra dans quelques années d'exporter des centaines de milliers de véhicules dans des conditions compétitives. Les participants à cette rencontre, dont des chefs d'entreprises français et des responsables et opérateurs économiques marocains, ont, par ailleurs, mis l'accent sur la nécessité de promouvoir la formation professionnelle dans la région pour permettre d'accompagner les grands chantiers en cours.

MAP 18/02/2010

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Re: Articles presse : ECONOMIE NATIONALE ET INTERNATIONALE

le Jeu 18 Fév 2010 - 8:48
Pacte pour l'émergence industrielle: Signature de conventions entre le gouvernement et les banques

Le partenariat public/privé semble être au beau fixe. Les conventions signées se multiplient. Les plus récentes ont été conclues hier à Rabat dans le cadre du pacte pour l'émergence industrielle. « Un pacte qui a connu du chemin en matière de réalisation et qui franchit désormais une étape importante pour accompagner et accélérer la croissance », selon l'argentier du Royaume. L'optimisme est affiché de part et d'autre. Les trois banques concernées (Attijariwafa, la BMCE et la BCP) expriment leur totale adhésion à accompagner le développement du tissu industriel à travers des projets rentables, bien ficelés. « Quand le produit est bien réfléchi, le résultat est au rendez-vous au niveau de la collaboration entre le public et le privé. », assure-t-on. Salaheddine Mezouar vient de signer la circulaire relative à l'admission des investissements entrant dans le cadre du pacte national pour l'émergence industrielle qui institue le cadre réglementaire permettant aux sociétés d'assurances et de réassurance de participer à ce type de fonds via leurs réserves techniques. Deux autres conventions ont été signées par le ministère de l'Economie et des finances et le ministère du Commerce et de l'industrie avec les banques partenaires du pacte. Les accords sont relatifs au lancement de l'offre de financement pour les investisseurs étrangers dans les métiers mondiaux du Maroc. Cette offre s'assigne pour objectif le renforcement de l'attractivité de la destination Maroc pour les investisseurs étrangers dans les filières pour lesquelles le Maroc possède des avantages compétitifs clairs et exploitables. Il s'agit de mettre en place des lignes de crédits et de services bancaires spécifiquement dédiés aux investisseurs étrangers ainsi que la création d'un Fonds d'investissement en immobilier industriel et de services afin de créer une offre immobilière locative adaptée aux besoins de ces investisseurs. En effet, selon les responsables bancaires, ces derniers exigent souvent d'avoir une offre pareille pour pouvoir démarrer leurs activités au Maroc. Un montant d'un milliard de dirhams à l'horizon 2015 pour chacune des banques partenaires du pacte national pour l'émergence industrielle sera mobilisé pour le soutien de l'installation d'investisseurs étrangers au Maroc en mettant en place des lignes de crédits et de services bancaires. S'agissant de l'offre immobilière locative, le fonds sera assuré par les banques qui se sont rassemblées en un consortium qui a pour objectif de lever plus d'un milliard de dirhams à l'horizon 2015. Par ailleurs, une autre convention a été conclue entre le ministère de l'Economie, celui de l'industrie et la Caisse centrale de garantie. Elle a trait à la gestion de la CCG du Fonds « Emergence Invest » de financement en capital investissement qui vise à financer en fonds propres des entreprises de droit marocain ayant un chiffre d'affaires annuel hors taxe inférieur à 100 millions de dirhams. Cela sera réalisable à travers des placements, avec des investisseurs privés, dans des fonds d'investissement. Ces fonds seront accordés à des sociétés sélectionnées sur la base de leurs expériences, leur politique d'investissement et la capacité de mobiliser les ressources financières et additionnelles. On prévoit le lancement de deux fonds jusqu'à la fin de l'année 2012 visant le développement et la transmission des entreprises d'une taille minimale de 700 millions de dirhams à raison de 350 millions de dirhams mobilisés par l'Etat et 350 millions de dirhams par les actionnaires rivés. La durée de vie maximale de chaque fonds est de 10 ans qui peut être étendue deux fois d'une année au maximum.

Le Matin 18/02/2010

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Re: Articles presse : ECONOMIE NATIONALE ET INTERNATIONALE

le Mer 17 Fév 2010 - 9:02
Maroc-France: 225 millions d'euros pour le tramway de Casablanca

Un protocole financier d'un prêt de 225 millions d'euros a été signé, lundi à Rabat, entre les gouvernements du Royaume du Maroc et de la République de France, pour le financement du matériel roulant du tramway de Casablanca.

Paraphé par le ministre de l'Economie et des Finances, Salaheddine Mezouar, et la secrétaire d'Etat française chargée du Commerce extérieur, Anne-Marie Idrac, ce protocole, assorti d'un élément don de 42 %, est destiné au financement de la fourniture et la maintenance du matériel roulant pour le réseau du tramway de Casablanca. S'exprimant à cette occasion, M. Mezouar s'est félicité du soutien et de l'accompagnement de la France aux projets de développement au Maroc, notamment ceux relatifs au secteur du transport. La signature de ce protocole financier constitue un pas supplémentaire dans le renforcement du partenariat stratégique entre le Maroc et le France, a-t-il souligné, mettant l'accent sur l'importance de développer ce partenariat notamment dans le cadre de l'espace européen. De son côté, Mme Idrac a rappelé l'engagement de son pays à accompagner les projets de développement au Maroc, en particulier à travers les projets du tramway de Rabat, de Casablanca et du premier TGV, soulignant la disposition de la France à fournir l'assistance nécessaire au Royaume, en particulier en matière de transfert des technologies et le volet formation. Elle a, par ailleurs, fait savoir que son pays compte diversifier ses investissements (taille, secteurs et modalités), rappelant que la France est le premier investisseur, fournisseur et client du Royaume. Cet accord a été signé à l'issue d'un entretien entre les deux responsables au cours duquel ils se sont félicités de la qualité et de la dynamique des relations politiques et économiques entre le Maroc et la France. Lors de cette entrevue, M. Mezouar et Mme Idrac ont constaté avec satisfaction l'essor qu'a connu, au cours des deux dernières années, la coopération financière entre les deux pays par le biais, notamment, de l'instrument «Réserve pays émergents», comme en dénote la mobilisation d'une enveloppe de l'ordre de 1 milliard d'euros lors des deux dernières années (625 millions d'euros pour le TGV), 150 millions d'euros pour le tramway de Rabat et 225 millions d'euros pour le tramway de Casablanca), en plus d'un don de 75 millions d'euros pour l'assistance à maîtrise d'ouvrage dans le cadre du projet de TGV.

MAP 17/02/2010

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Re: Articles presse : ECONOMIE NATIONALE ET INTERNATIONALE

le Mar 16 Fév 2010 - 9:21
Pays islamiques: Vers une intégration économique régionale

Dans un contexte où le multilatéralisme marque le pas, la ruée est de plus en plus vers la conclusion d'accords commerciaux régionaux et bilatéraux. D'autant plus que même les inconditionnels des accords multilatéraux tels que les États-Unis et le Japon, ont abandonné leurs réticences initiales. Conséquence, une nouvelle ère d'accords de partenariat économique s'est ouverte.

«Les Etats membres de l'Organisation de la conférence islamique (OCI) ne sont pas en reste, car leur intégration économique régionale est de nouveau à l'ordre du jour», a laissé entendre Allal Rachdi, directeur général du centre islamique pour le développement du commerce (CIDC), lors de la séance inaugurale du séminaire organisé du 15 au 17 févier, par le groupe de la banque islamique de développement et le CIDC. Ce choix se trouve consolidé par l'entrée en vigueur depuis ce 5 février du protocole sur le schéma de tarifs préférentiel (PRETAS) pour le Système de préférences commerciales (SPC) entre les pays membres de l'OCI. Voie idoine pour atteindre le projet de zone de libre-échange tant prônée, ce protocole va certainement ouvrir une nouvelle ère dans la coopération commerciale entre les pays islamiques. Pour son opérationnalisation, le CIDC et le Comité permanent pour la coopération économique et commerciale (COMCEC) vont convoquer une session spéciale du comité des négociations commerciales pour l'établissement de ce système (SPC/OCI). D'après une étude réalisée par le CIDC en collaboration avec la CNUCED, l'impact global de l'accord cadre SPC/OCI serait de grande importance. «Si les négociations des prochains cycles arrivent à la franchise totale, c'est-à-dire à la zone de libre-échange, le commerce intra-OCI augmenterait d'environ 53%», a déclaré A. Rachdi. Cerise sur le gâteau, cette performance serait obtenue sans prendre en compte les effets dynamiques du processus de libéralisation commerciale comme l'attrait des investissements étrangers et l'intégration horizontale des entreprises de la zone OCI, qui peuvent profiter des possibilités offertes par les règles de cumul régional des règles d'origine prévu par l'accord SPC/OCI. Outre les accords régionaux, ceux de nature bilatérale ont pris également de l'ampleur. Car les difficultés du cycle de Doha de l'Organisation mondiale du commerce (OMC) ont amené les pays développés à conclure des accords bilatéraux ou régionaux afin d'obtenir un meilleur accès aux marchés des pays en développement. Cependant, «la prolifération incontrôlée de tels accords tend à créer des intérêts acquis pouvant compliquer la mise en œuvre d'une véritable libéralisation multilatérale», a remarqué le directeur général du CIDC. En effet, il est fort probable que le système commercial mondial tomberait dans deux écueils redoutables. D'une part, le principe de non-discrimination, socle de l'OMC, serait enterré. D'autre part, la discrimination, même positive (cas des accords préférentiels), fait courir le risque d'une régression vers des relations commerciales dépourvues de règles communes et finalement gouvernées par la loi du plus fort. Bref, «les Etats membres de l'OCI ont intérêt à renforcer leurs liens commerciaux par le biais d'une intégration économique régionale plus affirmée», a recommandé A. Rachdi. Concrètement, a-t-il expliqué, il s'avère impérieux d'accélérer la mise en œuvre du SPC/OCI et du PRETAS pour atteindre rapidement la zone de libre-échange conformément aux résolutions du troisième sommet extraordinaire de l'OCI tenu à Makkah Al Moukarramah au Royaume d'Arabie Saoudite en décembre 2005. De même, a-t-il ajouté, il faudrait que les pays de l'OCI ressoudent leurs rangs pour constituer un groupe ayant une grande capacité de négociation au sein de l'OMC et des différentes instances économiques internationales.

Le CIDC en bref
Le centre islamique pour le développement du commerce (CIDC) est l'organe subsidiaire de l'Organisation de la conférence islamique (OCI) chargée de la promotion des échanges commerciaux entre les Etats membres. Il a pour objectif d'encourager le développement des échanges commerciaux réguliers, de promouvoir les investissements visant le développement de ces échanges, de constituer la promotion des productions des Etats membres, de favoriser l'accès aux marchés extérieurs, de promouvoir l'information commerciale, d'assister les Etats membres dans le domaine de la promotion commerciale et des négociations internationales et en dernier lieu d'assister les entreprises et les opérateurs économiques.

Le Matin 16/02/2010

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le Mar 16 Fév 2010 - 9:20
La France finance la première phase du projet du tramway de Casablanca

Le projet du tramway de Casablanca est sur de bons rails. Hier un protocole financier a été signé à Rabat entre le ministre de l'Economie et des Finances, Salaheddine Mezouar, et la secrétaire d'Etat française chargée du Commerce extérieur, Anne-Marie Idrac, pour financer la première phase de ce projet. Portant sur un prêt de 225 millions de dirhams, assorti d'un élément don de 42%, ce protocole est destiné au financement de la fourniture et la maintenance du matériel roulant pour le réseau du tramway de la métropole. Intervenant à cette occasion, le ministre de l'Economie et des Finances a souligné l'importance de cette contribution qui sera déployée à financer la première tranche de 28 km du tramway et par conséquent compléter les financements apportés par l'Etat. Notons que cet appui financier intervient une année après celui accordé en 2009 (d'une valeur de 150 millions d'euros) par le même département pour financer la réalisation du tramway à Rabat. D'après la secrétaire d'Etat française chargée du Commerce extérieur, ces contributions s'inscrivent dans le cadre du programme « Réserve pour les pays émergents». Programme qui a permis au Maroc de bénéficier d'une enveloppe budgétaire d'un milliard d'euros lors des deux dernières années. Un apport qui a été investi dans la réalisation des grands projets structurants que connaît le Royaume, à savoir le tramway de Rabat, celui de Casablanca ainsi que le TGV, pour lequel la France a réservé la somme importante de 625 millions d'euros ainsi qu'un don de 75 millions d'euros qui sera déployé dans l'assistance à la maîtrise d'ouvrage relevant du même projet. La responsable française a saisi cette occasion pour exprimer sa satisfaction de la dynamique que connaissent les relations politiques et économiques franco-marocaines. Pour rappel, le démarrage de la première ligne du réseau tramway de Casablanca (d'une longueur de 30 km) est prévu en décembre2012 Cette ligne reliera les quartiers Est (Sidi Moumen, Moulay Rachid) à ceux du Sud-Ouest de la métropole (Hay Hassani et quartier des facultés) en passant par le centre-ville. En détail, l'itinéraire du tramway commence aux boulevards Okba et Ibn Tachfine, en passant par le boulevard Achouhada (Hay Mohammadi). Il se prolonge jusqu'aux boulevards Mohammed V, Hassan II, Abdelmoumen, des préfectures (Technopark, Sidi Maârouf et Facultés), pour dévier vers Bd Anoual (Derb Ghalef et Cité Plateau) et Bd Omar Al Khayam/Bd Sidi Abderrahmane (Beauséjour). Le tracé prend fin au Bd Afghanistan (Hay Hassani). La réalisation de cette infrastructure nécessitera un investissement de 6,4 milliards MAD. Avec un départ prévu toutes les 4-5 minutes en heures de pointe, cette ligne permettra de transporter près de 250 000 voyageurs par jour. Il s'agira au total de 38 rames qui seront capables de transporter des milliers de voyageurs par jour, ce qui permettra de résoudre la problématique du transport dans la métropole. Notons que la mise en œuvre de ce projet d'envergure s'inscrit dans un vaste programme de modernisation des transports publics casablancais.

500 millions de dollars à l'OCP
Un accord de financement a été signé également lors de cette rencontre entre Mustapha Terrab, président directeur général de l'OCP, et Emmanuel Bouvier d'Yvoire, responsable mondial export et trade finance, et Olivier Topuz, responsable Afrique Export et tarde finance du crédit agricole corporate and investment Bank (France). Cet accord porte sur un crédit acheteur de 500 millions de dollars, garanti par la COFACE, pour le financement des contrats commerciaux d'achats par l'OCP d'équipements, de biens et services auprès de différents fournisseurs et ce, dans le cadre de la mise en œuvre de la stratégie de l'OCP visant à augmenter ses capacités de production et d'exportation et à réduire ses charges d'exploitation.

Le Matin 16/02/2010

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le Mar 16 Fév 2010 - 9:15
Accord Quadra: L’effet Logan sauve la mise

Trois ans après l’entrée en vigueur de l’accord Quadra, un satisfecit se dégage du bilan des échanges réalisés par le Maroc dans le cadre de ce protocole de libre-échange. Les bilans et taux d’échange des quatre pays feront d’ailleurs l’objet d’une réunion des ministres du Commerce extérieur respectifs, ces 17 et 18 février à Rabat. Outre le bilan de la coopération, les ministres exploreront les voies de renforcer l’intégration régionale et l’attractivité des investissements étrangers. La rencontre permettra également d’étudier la possibilité d’adhésion d’autres pays du pourtour de la Méditerranée. En tout cas, pour la partie marocaine, les chiffres 2009 sont en nette amélioration. Le département de Abdellatif Maâzouz parle d’une amélioration du solde commercial (près de 616 millions de DH), soit un taux de couverture de près de 37% (avec une évolution de 10% par rapport à 2008) et ce, dans une conjoncture internationale des plus difficiles! A noter que c’est pour la première fois que le bilan du Maroc affiche une croissance à deux chiffres. Depuis la mise en place de l’accord, la balance commerciale du Royaume avec la zone Quad connaît un «déficit chronique». D’ailleurs, ce déficit a été multiplié par 11 entre 2002 et 2007. Depuis la signature de l’accord, il est passé de 195 millions de dollars en 2006 à près de 400 millions à fin 2007. Et c’est l’effet Logan qui a sauvé la mise en 2009. La voiture low-cost montée à la Somaca a permis de réduire considérablement le déficit de la balance commerciale. Pour la première fois dans l’histoire de cet ALE arabe, la voiture low-cost made in Maroc arrive en tête des produits exportés en 2009, avec 361,5 millions de DH. Le succès rencontré par cette voiture en Egypte et dernièrement en Tunisie lui prédit encore un bel avenir dans les pays de l’accord d’Agadir (Maroc, Tunisie, Egypte, Jordanie). Prochaine étape à l’export de Dacia Logan: La Jordanie. Au total, la valeur globale des produits marocains exportés en 2009 vers les pays du Quad dépasse 1,84 milliard de DH contre 1,36 milliard une année auparavant. Parmi les principales exportations, figurent les conserves de poisson (114,4 millions de DH), la pâte à papier (91,2 millions de DH), les tôles, le plomb, les fils et câbles, le poisson frais, la farine de poisson, les médicaments, le textile…Autres produits made in Maroc exportés en 2009, des voitures industrielles (19,8 millions de DH), l’huile de pétrole et lubrifiants (18,2%), les fils de fibres synthétiques pour tissage (16,9 millions de DH) ou encore le prêt-à-porter (7 millions de DH). Autre fait marquant en 2009, les exportations marocaines vers la Tunisie ont accusé un léger recul de 4% (664,4 millions de DH contre 694,6 millions un an auparavant). Ce ne sera sûrement pas le cas en 2010, puisque ce pays vient de réceptionner les premiers lots de la Logan. En revanche, l’export vers l’Egypte s’est amélioré de 132%. En valeur, le Maroc a exporté 861,5 millions de DH vers le pays des Pharaons dont plus du tiers revient à la Logan. En 2008, les exportations du Maroc vers l’Egypte étaient d’à peine 293 millions de DH. Quant à la Jordanie, elle a importé quelque 317,9 millions de DH du Maroc l’an dernier (contre 293 millions en 2008, soit une variation de 8%). Quant aux importations du Maroc inscrites dans le cadre de cet ALE, elles sont d’abord en provenance de l’Egypte. En 2009, le Royaume a importé plus de 3 milliards de DH de ce pays (soit une baisse de 3% comparé à 2008). De Tunisie, le Maroc en a importé plus de 1,8 milliard de DH en 2009 (soit une baisse de 2% comparé à 2008). Par contre, quoique la valeur des échanges reste timide avec la Jordanie, les importations en provenance du Royaume hachémite s’inscrivent à la hausse (11%) en 2009. En effet, le Maroc a importé 124 millions de DH l’an dernier contre 112 millions en 2008. Par type de produit et toutes origines confondues, l’an dernier, le Maroc a importé principalement des huiles végétales brutes, des dattes, des produits chimiques, des matières plastiques, papier et carton, des réfrigérateurs, pièces détachées pour voitures, céramique et autres tissus de coton et engrais.

Barrières non tarifaires
Un programme triennal a été mis en place depuis janvier 2010. Objectif: identifier et éliminer les différentes barrières non tarifaires. Il s’agit d’obstacles techniques qui se dressent devant les flux d’échanges. Animés par des experts de l’UE, des ateliers ont été organisés à Rabat au profit des représentants des secteurs public et privé des pays membres. Un mois auparavant, un mémorandum d’entente sur la reconnaissance réciproque des attestations de conformité a été signé par les quatre pays.

L'Economiste 15/02/2010

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le Lun 15 Fév 2010 - 9:05
Les ministres du Commerce extérieur des pays membres de l'Accord d'Agadir en conclave à Rabat

Les ministres du Commerce extérieur des pays membres de l'Accord d'Agadir (Egypte, Jordanie, Tunisie et Maroc) se réuniront les 17 et 18 février à Rabat. Cette réunion, organisée par le ministère du Commerce extérieur en collaboration avec l'Unité technique de l'Accord d'Agadir, sera précédée d'une réunion préparatoire (16 février) au niveau des hauts fonctionnaires. A l'ordre du jour de cette réunion, figurent l'examen du bilan de la coopération commerciale bilatérale après environ trois ans de l'entrée en vigueur de l'Accord et des moyens de renforcer la complémentarité et l'intégration régionales entre les pays signataires et de drainer davantage d'investissements étrangers, outre les volets institutionnels relatifs à l'Accord et l'adhésion de nouveaux pays arabes de l'espace méditerranéen à cet Accord, indique dimanche un communiqué du ministère du Commerce extérieur. La deuxième journée de cette réunion ministérielle connaîtra la participation de chefs d'Unions et d'organismes professionnels, en plus de représentants des ambassades de Tunisie, d'Egypte, de Jordanie et de la délégation de l'Union européenne (UE) accréditées au Maroc. L'Accord d'Agadir, initiative de SM le Roi Mohammed VI, représente une contribution aux efforts déployés pour l'instauration d'un marché arabe commun. Signé le 25 février 2004 à Rabat par le Maroc, la Tunisie, l'Egypte et la Jordanie et entré en vigueur le 27 mars 2007, cet Accord vise à favoriser un marché de plus de 120 millions de consommateurs pouvant constituer une cible pour l'attraction des investissements européens. Il constitue également un outil pour la concrétisation d'une complémentarité arabe régionale et un moyen de nature à faciliter l'intégration des quatre pays signataires dans l'espace méditerranéen.

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le Ven 12 Fév 2010 - 9:04
Matières premières: Des performances en demi-teinte

Faut-il crier victoire, sous prétexte que le mois de janvier 2010 a vu la configuration des différents indicateurs évoluer? Les analystes se veulent prudents. «D’autant plus que la santé industrielle a manifesté des signes de faiblesse, notamment avec la contraction des cours du pétrole, du cuivre et du fret», souligne Thiery Arnault, expert en stratégie dans les placements en matières premières. «Toutefois, il se pourrait qu’il ne s’agisse que de faiblesse passagère», ajoute l’expert. Comme d’autres spécialistes, il craint qu’à long terme -une fois les festivités liées au Nouvel An chinois terminées- la reprise de la construction favorise la remontée des cours des matières premières et du fret. Données que la direction des études financières et des prévisions (DEFP) n’a apparemment pas prises en compte dans sa dernière analyse de conjoncture pour les perspectives des matières premières cette année. Tant il est vrai qu’après une forte hausse en 2009, les cours des matières premières ont enregistré une correction baissière au tout début de cette année. En conséquence d’une hausse du dollar, d’un retour de l’aversion au risque des investisseurs, ainsi que des inquiétudes sur les perspectives de la demande de la Chine et des Etats-Unis. Ainsi, les prix du pétrole ont franchi le seuil de 80 dollars le baril début 2010. Explications: une vague de froid dans l’hémisphère nord et une forte demande chinoise, avant que le prix du baril ne recule de 13% à 70 dollars début février. Parallèlement, après avoir atteint les plus hauts niveaux de plus d’un an début janvier dernier, les prix des métaux de base ont marqué un net recul. Les experts attribuent cette contreperformance à la montée continue des stocks et des anticipations d’un ralentissement des importations de la Chine. Aussi, les cours de l’or se sont établis à 1.058 dollars l’once début février, en baisse de 13% depuis leur record historique atteint début décembre 2009 (1.213 dollars). Ces cours sont affectés par un fort rebond du dollar et des prises de bénéfices. La meilleure note est à mettre à l’actif des phosphates. En janvier dernier, les prix du brut ont bondi de 8% à 98 dollars la tonne. De même, les cours des engrais phosphatés ont augmenté. Le DAP (di amonium phosphate) a pris 19%, le TSP (triple super phosphate) a augmenté de 28% et les cours de l’ure ont pris 6% par rapport au mois de décembre, alors que les prix du chlorure de potassium ont reculé de 11% sur la même période. Par ailleurs, les prix des céréales et des graines oléagineuses ont fortement décéléré, marquant un net repli en janvier dernier, du fait notamment de la révision à la hausse des estimations des récoltes américaines. Quant aux cours du sucre, ils ont poursuivi leur flambée en janvier, du fait d’un important déficit de l’offre mondiale. En 2009, nos importations énergétiques et alimentaires ont reculé de 25,4 et 24,6% respectivement par rapport à 2008, du fait notamment des cours mondiaux relativement bas. Sur la même année, les exportations de phosphates et dérivés ont atteint 18,8 milliards de DH, en hausse de 6% par rapport à 2006, considérée une année normale en termes d’évolution des cours. Quelles répercussions sur la balance commerciale? La note de conjoncture de la DEFP relève en effet qu’en 2009, les importations énergétiques ont baissé de 25,4% en glissement annuel, suite au repli des cours mondiaux des matières premières sur la même période. Ainsi, la facture pétrolière a diminué de 44% par rapport à 2008. Elle s’est établie à 17,2 milliards de DH, en conséquence du repli de 13% du volume importé et de 36% du cours moyen de la tonne. De même, «les importations en gasoil et fuel ont reculé de 12% pour s’établir à 15,6 milliards de DH, sous l’effet combiné d’une baisse du cours moyen de 64% et d’un rebond du volume importé de 146%». Selon les perspectives retenues par la DEFP, la facture céréalière devrait s’atténuer, suite à des cours internationaux relativement bas et une campagne agricole nationale qui s’annonce prometteuse. Quant aux importations de sucre, elles pourraient s’alourdir en raison de la flambée persistante des cours mondiaux.

Céréales: Repli des importations
La facture alimentaire, elle aussi, s’est fortement allégée. C’est dû notamment au repli des importations des céréales et des produits oléagineux. En effet, les achats de blé ont diminué de 56%, à 5,4 milliards de DH, suite à la baisse du volume importé de 42% et du prix moyen de 24%. Les importations de maïs ont également baissé de 30%, suite au repli de 30% du prix moyen de la tonne importée.

L'Economiste 11/02/2010

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