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CREDIT IMMOBILIER ET HOTELIER (CIH)

le Ven 15 Aoû 2008 - 18:10
CREDIT IMMOBILIER ET HOTELIER
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Pelican
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Re: CREDIT IMMOBILIER ET HOTELIER (CIH)

le Mar 16 Déc 2008 - 18:07
Titrisation: Le CIH lance un Fonds de placement collectif
· Une opération de 1,5 milliard de DH

· Souscription du 17 au 19 décembre


LE
CDVM vient de viser une note d’information, relative à la création d’un
Fonds de placement collectif en titrisation (FPCT) pour le compte du
CIH. Le fonds, baptisé Credilog III, devra être constitué le 22
décembre à l’initiative conjointe de Maghreb Titrisation, établissement
gestionnaire-dépositaire, et du CIH, établissement initiateur.
Le
syndicat de placement est constitué par CDG Capital (chef de file),
Attijariwafa bank et BMCE Capital (co-chefs de file). La période de
souscription s’étendra du 17 au 19 décembre inclus.
L’objectif de
l’opération est de diversifier les ressources de financement du CIH,
ainsi que l’amélioration des ratios prudentiels réglementaires,
notamment les ratios de solvabilité et de liquidité imposés par Bank
Al-Maghrib. Le montant de l’opération est arrêté à 1,5 milliard de DH,
réparti en deux catégories d’obligations, ainsi qu’une part résiduelle,
représentant moins de 1% du montant de l’émission. Cette part constitue
un compte de réserve destinée à supporter les risques de défaillance.
Concrètement, comment se déroulera l’opération? «Après sélection du
portefeuille de créances hypothécaires titrisables par le CIH, celui-ci
procède à leur cession au FPCT. Ce dernier va procéder à l’émission
d’obligations représentatives de ces créances. Elles seront destinées
exclusivement aux investisseurs institutionnels de droit marocain»,
précise Wafaa Nadif, chef du département titrisation au CIH. Le fonds a
pour finalité exclusive l’acquisition des créances cédées par le CIH.
Celle-ci se fera en une seule fois, par l’émission d’obligations
nominatives. Quant aux créances visées par l’opération, elles résultent
de prêts consentis par le CIH à des particuliers, notamment pour
financer l’acquisition et la construction de logements individuels. Ces
prêts sont garantis par des hypothèques de premier rang à taux fixe,
amortissables par mensualités constantes.
Credilog III sera régi par
la loi 10-98 sur la titrisation des créances hypothécaires, ainsi que
par le règlement de gestion. Le FPCT sera amorti au fur et à mesure de
l’amortissement des créances cédées par le CIH, et qui composent son
actif. «Une fois la dernière créance éteinte, le fonds n’aura plus
raison d’être, il sera alors dissous. À moins qu’une liquidation
anticipée ne soit décidée. Ce qui peut être le cas si le montant
résiduel du FPCT est inférieur de 10% du montant initial de
l’opération, souligne Fouad Bendi, responsable de la communication
financière de l’opération chez Maghreb Titrisation. Même après leur
cession au FPCT, les créances continueront à être gérées par le CIH.
«C’est le résultat d’une convention de recouvrement signée avec Maghreb
Titrisation. En contrepartie d’une commission, versée par le fonds, CIH
continuera à jouer le rôle de recouvreur», indique Bendi. Maghreb
Titrisation représentera le fonds à l’égard des tiers, et pourra, à cet
égard, ester en justice, pour défendre et faire valoir les droits et
intérêts des porteurs d’obligations de FPCT.

A. B.

_________________
IL n'y a pas pire qu'une position court-termiste qui se transforme en placement à long terme. Le PP mskine est comme le chat qui met son nez dans le lave vaisselle, parfois les zinzins leurs fourguent un coup de pied dans le derrière et appuient sur " lavage économique "....ça dure 3 ans.
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Re: CREDIT IMMOBILIER ET HOTELIER (CIH)

le Ven 19 Déc 2008 - 20:41
Le CIH fête ses 20 ans
· Un recueil édité pour l’occasion

Une place de leader à
renforcer. Le CIH qui revendique la première position dans le
financement du logement social, notamment celui dédié aux ménages à
revenus faibles et irréguliers (Fogarim), compte renforcer son
leadership. C’est en tout cas ce qu’affirme son président du
directoire, Khalid Allioua. C’était lors de la célébration d’un double
événement mercredi 17 décembre, le 40e anniversaire de la parution du
décret royal relatif aux crédits immobilier, à la construction et
hôtelier ainsi que les 20 ans d’activité bancaire du CIH.
Une
commémoration qui intervient alors que l’institution, longtemps
critiquée sur sa gestion, renoue avec la performance et les bénéfices.
Ce que n’ont pas omis de mentionner les organisateurs du séminaire
commémoratif -l’association des cadres du CIH-: «Le CIH fête ses 20 ans
d’activité avec un bénéfice net de 1,416 milliard de DH». Les chiffres
sont, à ce titre, éloquents. Ainsi, le produit net bancaire a
enregistré une amélioration de 20%, passant de 1,15 milliard de DH en
2006 à 1,38 milliard en 2007. Ce qui a contribué à une évolution
positive du résultat brut d’exploitation qui a atteint 638 millions de
DH. Le résultat net s’élève, quant à lui, à 1,426 milliard de DH.
Pour
mieux illustrer le chemin parcouru par l’institution, Allioua,
plongeant dans l’histoire, s’est arrêté sur les grandes étapes et
événements qui ont jalonné le parcours du CIH. Il a rappelé notamment
le rôle initiateur du CIH dans le développement du secteur touristique
au Maroc avec l’accroissement du parc et de la capacité hôtelière.
Information relayée par différentes interventions. «A la fin des années
70, près de 75% des réalisations hôtelières ont été financées par le
CIH», indique-t-on.
Dans l’immobilier, la contribution de
l’institution dans l’allégement de la crise du logement est
incontestable, estime, pour sa part, Idriss El Fakhouri, professeur à
l’Université Mohamed 1er à Oujda. Pour preuve, il avance l’implication
de la banque dans le financement des logements acquis dans le cadre des
programmes de 200.000 DH ou encore ceux garantis par le Fogarim. Plus
globalement, il n’y a qu’à voir la part du CIH dans les crédits
consentis par le système bancaire au secteur immobilier. Avec la Banque
populaire, le CIH se taille, en effet, la part du lion. Ainsi, sur les
102,2 milliards de DH que le système bancaire a accordés au secteur de
l’immobilier à fin 2007, 41% proviennent des deux institutions. Le CIH
a, par ailleurs, enregistré, en 2007, une évolution de 10,9% en matière
des encours des crédits à l’immobilier par rapport à 2006.

Souvenirs, souvenirs


Plongée
dans l’histoire du CIH avec arrêt sur les principales figures qui ont
marqué le parcours de cette institution. C’est l’objectif du recueil
édité à l’occasion du 40e anniversaire de la parution du décret royal
relatif aux crédits immobilier, à la construction et hôtelier, et 20
ans d’activité bancaire. Le document, illustré par des
photographies-souvenirs, aligne les membres des conseils
d’administratifs depuis 1963 jusqu’à fin 2005 et ceux du conseil de
surveillance et du directoire de 2006 à 2008. Il rappelle aussi les
principaux agrégats financiers (capital social, résultats, total
encours des crédits et des dépôts). Des extraits des rapports
d’activité, notamment des exercices 1968, 1981, 1997, 2000 et 2004,
sont également au menu.

Khadija EL HASSANI
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Re: CREDIT IMMOBILIER ET HOTELIER (CIH)

le Mar 23 Déc 2008 - 0:10
[Accueil] lematin.ma > nation
Titrisation
CREDILOG III bouclé avec succès
Ruée des zinzins pour la qualité intrinsèque des obligations émises
Publié le : 22.12.2008 | 16h53



La hiérarchie des instruments financiers sur le marché se dessine progressivement. La ruée des investisseurs institutionnels sur l'opération CREDILOG III d'un montant de 1,5 milliard de dirhams, bouclée hier avec succès, ne fait que refléter l'intérêt des zinzins pour la qualité intrinsèque des obligations émises.

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Ainsi, les FPCT (Fonds de placement collectif en titrisation), seuls émetteurs ayant l'obligation d'accompagner leurs émissions de titres, de mécanismes de couverture (un différentiel d'intérêt, un compte de réserve, une ligne de liquidité, une garantie d'intérêts, etc.), talonnent les bons du Trésor en terme de rapport risque/rendement. Ce qui explique, d'ailleurs, des primes de risques relativement faibles. Selon CDG Capital, chef de file accompagné de BMCE Capital, Attijariwafa bank, « avec une prime de risque moyenne pondérée de 58 pb (55 pb pour A1, 70 pb pour A2 et 90 pour B), l'opération est estimée comme la moins cher sur le marché par rapport à celles des dernières émissions. Et cela sans compter l'économie de fonds propres qui peut être estimée à au moins 60 pb.

Ce qui donnerait une prime de risque moyenne nette quasi nulle». Il est à préciser que pour financer cette acquisition, CREDILOG III a émis 2 catégories d'obligations amortissables auprès d'investisseurs institutionnels. La catégorie d'obligations prioritaires (ou senior) A, réparties en deux tranches, A1 et A2, et la catégorie d'obligations spécifiques (ou subordonnées) B. Une part résiduelle (ou equity) R a également été émise et souscrite par le CIH. Une structuration qui a pour but de positionner les obligations émises par CREDILOG III comme étant les plus sûres après les bons du Trésor.

D'ailleurs, l'opération, qui a été visée par le CDVM en date du 13 décembre 2008, a finalement été structurée dans le cadre la loi 10-98 alors que dans un premier temps les équipes de Maghreb Titrisation (MT) et du CIH avaient un grand espoir de bénéficier des avantages de la nouvelle loi 33-06. D'après CDG Capital, « MT avait même réalisé un premier montage financier avec un système à compartiments intégrant des possibilités de rechargement et de multiplicité d'émissions. Mais cela ne sera que partie remise car on parle déjà d'un FPCT, version 33-06 pour le premier semestre 2009. Reste à espérer que d'ici là le décret d'application de la nouvelle loi sera adopté ». Dans ce sillage, une grande conférence sur la titrisation, dans le cadre de la nouvelle loi, est prévue pour le premier trimestre 2009.



Par Nadia Benyouref | LE MATIN
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Berrada
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Re: CREDIT IMMOBILIER ET HOTELIER (CIH)

le Mar 7 Avr 2009 - 18:41
BOURSE & FINANCES

Entretien : «2008, l’année de référence pour le CIH»





* Après une douloureuse période d’assainissement, le CIH sort enfin la tête de l’eau.

* L’établissement bancaire termine l’exercice 2008 sur de bonnes
performances et, surtout, se conforme désormais entièrement aux
exigences réglementaires de Bank Al-Maghrib.
* Un nouveau business plan pourrait être adopté d’ici la fin du premier semestre courant.

* Khalid Alioua, président du Directoire du CIH, a accueilli l’équipe
de Finances News Hebdo dans ses locaux pour décrypter les résultats de
l’année 2008. Une année qu’il qualifie «d’année de référence pour le
CIH».





w Finances News Hebdo : Quelle lecture faites-vous des résultats réalisés par le CIH au titre de l’exercice 2008 ?

Khalid Alioua : Pour nous, ces résultats revêtent une signification
majeure parce que 2008 sera l’année de référence. Jusqu’à présent, nous
étions plus ou moins dans des années d’exception. Nous étions dans
l’exception par rapport aux règles prudentielles, puisque le CIH
bénéficiait de dérogations de la Banque centrale, en ce qui concerne
par exemple la constitution de la réserve monétaire. Donc, 2008 est la
seule année où nous nous conformons totalement à la réglementation
bancaire, après avoir bénéficié d’un traitement particulier puisque la
banque était en difficulté.

Le résultat obtenu (404 MDH), il faut aussi le situer dans le
dynamisme. Il reste, par ailleurs, incomparable avec le résultat obtenu
en 2007, lequel doit être corrigé des éléments exceptionnels. Cette
correction faite, le CIH réalise en 2008 une augmentation de 4 % du
résultat net par rapport à 2007. Si vous comparez les chiffres absolus,
vous ne pourrez évidemment pas distinguer cette progression. Ces
éléments exceptionnels découlaient de l’utilisation des reports
déficitaires et de reprises de provisions assez importantes dues à des
transactions sur des sorties de créances en souffrance substantielles.
Je peux citer, à titre d’exemple, le Palais des congrès de Marrakech.

Donc, pour nous, 2008 consacre le retour historique, structurel et
définitif du CIH aux résultats positifs. Ce qui me permet de le
soutenir, c’est que lorsque l’on prend le résultat brut d’exploitation,
on constate qu’il a enregistré une progression de plus de 40% à 920 MDH
en 2008.



w F. N. H. : Néanmoins, on constate que le PNB a diminué…

w K. A. : Il faut aussi appliquer au PNB la même lecture, en ce
sens qu’il faut le retraiter pour avoir une idée plus claire sur
l’évolution réalisée. Une fois corrigé, le PNB, comparativement à 2007,
a augmenté de
+ 4 %, alors que dans l’absolu, et avec une lecture linéaire des chiffres, il baisse de 4 %.

La justification de cette augmentation est peut-être à voir du côté de
l’encours de crédit. Ce dernier est passé de 18 milliards de DH en 2007
à 21,3 milliards en 2008. Cela, sans tenir compte du fait que nous
avons procédé à une opération de titrisation de 1,5 milliard de DH. Si
l’on réintégrait ce montant dans l’encours, nous serions à 22,8
milliards de DH, soit une augmentation beaucoup plus importante que ce
que nous avons aujourd’hui.

L’activité d’une banque se juge aussi au niveau de ses autres
formes d’intervention, notamment la collecte des dépôts qui est passée,
au CIH, de 13 à 17 Mds de DH entre 2007 et 2008. Et comme vous le
savez, ce n’est qu’à partir des deux à trois dernières années que le
CIH s’est doté des moyens en vue de revenir au marché. Aujourd’hui, on
constate que nous sommes aussi dans la collecte des dépôts malgré notre
identité de banque «monométier» travaillant uniquement dans
l’immobilier.
Par ailleurs, si nos charges ont augmenté, c’est parce que nous sommes
aussi en plein plan de développement. Du coup, nous avons des
investissements d’exploitation qui ont augmenté de manière assez
conséquente, passant de 112 MDH en 2007 à 177 MDH en 2008, dus
particulièrement à l’extension du réseau, mais également à la mise à
niveau des outils et process internes de fonctionnement du CIH. Notre
objectif est d’étendre notre réseau de distribution en multipliant
pratiquement par deux le nombre d’agences entre 2006 et 2010. Nous
avons ouvert, à ce titre, une trentaine d’agences en 2008. Le retour
sur investissement en terme d’ouverture d’agence se calcule sur 3 à 5
ans selon le milieu d’implantation.

Tous ces facteurs précités doivent aussi être analysés par rapport
à l’effort d’assainissement. Le CIH était connu pour être la banque qui
comptait un portefeuille malade très important. Il faut donc analyser
l’évolution de ce chantier tout en montrant que cette année, en
particulier, nous avons joué à la prudence absolue et notre niveau de
provisionnement a encore augmenté. Nous sommes passés, dans ce sens, de
303 millions de DH, en 2007, à 454 millions de DH en 2008. Ainsi, si
vous analysez notre cash flow, vous vous rendrez compte que le résultat
reste assez conséquent.
Ceci montre en particulier que nous avons procédé à un assainissement
progressif de tout le portefeuille malade. Et pour vous donner un
chiffre significatif sur l’effort consenti, sachez que le CIH est
passé, depuis 2004, date de mon arrivée à la tête de la banque, de 5,3
milliards de DH de créances en souffrance nettes à 1,2 milliard de DH
en 2008. Et si vous prenez les créances en souffrance brutes, nous
avons assaini 8,5 milliards de DH durant cette période (2004-2008).

L’intérêt de cet assainissement est qu’il a permis au CIH d’avoir
de moins en moins, je dirais même très peu, de créances toxiques au
niveau de notre portefeuille clients.


w F. N. H. : La plus grande part de ces 5,3 milliards assainis se
situe-t-elle au niveau des particuliers ou des grands comptes ?

w K. A. : C’est surtout au niveau des grandes branches
essentiellement; mais dans ce chiffre, il y a également des
particuliers. Si je prends aujourd’hui le 1,2 milliard qui reste à
assainir, je considérerais que la moitié est relative à l’activité
normale de toute banque et le reste est historique; ce qui n’est pas
énorme comparé aux 5,3 milliards de DH que nous avions au démarrage.
C’est un élément essentiel et stratégique, puisque nous nous
rapprochons de plus en plus des coefficients moyens du secteur.
L’autre élément qui permet de juger les résultats 2008 à leur juste
valeur est l’amélioration des fonds propres qui ont progressé de 7%,
passant ainsi de 2,5 à 2,7 milliards de DH.
L’amélioration des fonds propres nous donne une plus grande marge de
manœuvre pour intervenir sur le marché, puisqu’elle permet d’améliorer
notre coefficient de division du risque et améliore notre niveau
d’engagement auprès de notre clientèle. Si je devais résumer les
résultats de 2008, je dirais que c’est l’année 1 à partir de laquelle
on peut juger le CIH dans le futur. Et c’est la raison pour laquelle,
en 2009, nous envisageons la mise en place d’un business plan à moyen
terme pour définir les perspectives de développement de la banque.


w F. N. H. : Alors que sa situation n’est pas complètement stable, le
CIH a procédé à une distribution de dividendes. Cela vous semble-t-il
être une action opportune dans l’état actuel des choses ?

w K. A. : Quand nous avons réalisé un résultat de 1,4 milliard de
DH en 2007, les actionnaires ont été tentés de dire :«on envoie un
signal au marché» en distribuant 10 DH par action; ce qui n’est pas
énorme quand on sait que le CIH n’avait pas distribué de dividendes
depuis plus de 10 ans. C’est une initiative qui montre que nous ne
perdons pas de vue notre responsabilité vis-à-vis de notre
actionnariat, notamment les petits porteurs.
Cette année, nous n’avons pas encore décidé s’il y aurait une
distribution de dividendes ou pas. Il faut attendre la réunion du
Conseil de surveillance pour proposer à l’Assemblée générale ce que
l’on va faire du résultat. Personnellement, s’il y a distribution, je
pencherais vers une distribution non numéraire.



w F. N. H. : Aujourd’hui, comment se répartit l’encours en 2008 ?

w K. A. : Le tourisme a beaucoup reculé. Sur la répartition de
l’encours, nous étions sur quelque chose comme 60 % pour l’immobilier
et 40 % pour le tourisme. Aujourd’hui, sur un encours de crédits de 21
milliards, l’hôtellerie ne représente plus qu’une part très infime,
soit 676 millions de DH ( - de 4%).



w F. N. H. : Est-ce que vous allez maintenir cette tendance baissière

de la part du tourisme dans votre encours ?

w K. A. : Complètement ! C’est une décision des actionnaires et ça
se comprend; parce que nous avons été frappés de plein fouet par la
crise du secteur touristique à une certaine époque. Et aujourd’hui,
nous nous sommes complètement désengagés du secteur du tourisme et du
financement de l’hôtellerie. Nous restons par conséquent engagés sur le
secteur de l’immobilier, tout en développant l’activité pour les
particuliers avec le segment du crédit à la consommation, de la
bancassurance et la monétique.



w F. N. H. : Pour une activité qui est historiquement vôtre, cette
décision de se désengager de l’hôtellerie ne vous semble-t-elle pas
paradoxale, surtout dans ce contexte où l’on parle de Vision 2010?

w K. A. : Ce n’est pas paradoxal dans la mesure où il nous faut
avoir les fonds propres pour financer le secteur. Les engagements dans
ce secteur coûtent très cher et le CIH, en tant que banque, a des
limites !
Avant, nous faisions l’hôtellerie parce que l’Etat était derrière et
donnait, en plus des avances aux promoteurs hôteliers, sa garantie au
CIH. Aujourd’hui, l’Etat ne donne ni avances ni garanties; ce qui fait
que, se conformant aux normes prudentielles de BAM, nous ne pouvons pas
financer des projets à 500 millions de DH.

Deuxième élément qui motive cette décision et qu’il faut analyser
: notre capacité à endosser le risque, même pour de petites unités
hôtelières. Le constat est que le CIH, vu sa nature de banque
monométier, n’a pas de stratégie de repli. Les autres banques oui,
puisque si un secteur est en difficulté, elles peuvent se replier sur
un autre secteur. Nous, nous restons une banque jeune qui renaît de ses
cendres et qui ne peut plus faire ce qu’elle faisait avant sous
l’impulsion des pouvoirs publics pour développer le secteur.



w F. N. H. : Nous avons remarqué qu’il existe une certaine
ambiguïté concernant l’image et le positionnement de la banque.
Actuellement, on ne sait plus où vous situer. Etes-vous toujours cette
banque de la famille comme vous l’aviez annoncé il y a trois ans déjà,
ou seriezvous exclusivement engagés dans l’habitat social ?

w K. A. : Quand vous dites habitat, alors là nous ne sommes pas
obligés d’être une banque, puisque nous pouvons très bien lever de
l’argent sur le marché financier et non pas sur la collecte clientèle
et refinancer les crédits particuliers. C’est une option possible parce
que nous avons assaini le CIH. Nous pouvions dire que nous ne faisons
plus de banque universelle et nous contenter d’être un établissement de
crédit à l’habitat qui se refinance sur le marché.
Or, nous avons dit que nous sommes une banque de la famille et de
l’habitat pour montrer que nous avons d’autres composantes qui
s’adressent à la famille; notamment la bancassurance, la retraite, le
crédit à la consommation, la monétique …. Tout cela pour montrer que
nous sommes une vraie banque !



w F. N. H. : Disposez-vous de moyens à la hauteur de votre ambition
de banque universelle, compte tenu notamment de votre réseau peu
développé et d’une présence moyenne au niveau de la bancassurance …

w K. A. : Personnellement, je ne raisonne pas comme ça ! Le CIH
est présent sur l’immobilier qui est son cœur de métier et dispose de
compétences sur ce secteur. Cela me suffit largement. Et quand je fais
un comparatif en prenant le portefeuille immobilier de chaque banque,
je trouve que le CIH est positionné troisième sur le crédit immobilier,
avec presque 15 % de parts de marché; ce qui n’est pas rien !
Si je devais comparer ces banques et leurs réseaux aux chiffres que je
réalise avec mes 120 agences, il est évident que je dirais que le CIH
est le plus performant en terme de rentabilité par agence ! Et cela,
tout en continuant à assainir !
Je rappelle encore une fois que ce que nous avons fait comme effort en 2008 est colossal; et aucune banque ne l’a fait.

Par ailleurs, c’est la première année où le CIH est assujetti à la
réserve monétaire obligatoire, laquelle nous a tout de même coûté un
1,5 Md de DH. De plus, nous avons pas moins de 10 projets structurants
en cours. Certains sont d’ordre réglementaire, d’autres sont d’ordre
commercial ou organisationnel… Alors, les résultats 2008, il faut les
mettre en scène avec, en toile de fond, tous ces éléments cités.


w F. N. H. : En parlant de projets structurants, où en est celui du
système d’information que vous avez entamé il y a quelque temps déjà ?

w K. A. : Il n’est pas encore entièrement fini. Nous avons
aujourd’hui une équipe qui travaille sur le Global Banking qui sera
prêt vers 2010. C’est un système évolutif qui suit les évolutions de
nos métiers. Grâce à ce process, nous pouvons contribuer à améliorer le
taux de bancarisation dans notre pays, lequel ne dépasse pas
actuellement 30 %. Les objectifs de la Banque centrale et du secteur
bancaire sont d’atteindre 40 % à l’horizon 2010. On sait que c’est très
difficile. Car le fait de multiplier les agences ne draine pas
automatiquement de la clientèle. Voilà pourquoi au niveau du CIH nous
travaillons sur le «low income banking» qui vise les revenus bas en
mettant à leur disposition un réseau de distribution approprié et des
produits et services élémentaires répondant à leurs besoins pour
booster le taux de bancarisation. Afin d’y arriver, il faut que tout le
secteur bancaire s’y mette.



w F. N. H. : Peut-on avoir une idée de l’échéancier que vous vous êtes

fixé pour mettre en branle le business plan à moyen terme du CIH ? Et disposez-vous des moyens de le mettre en œuvre ?

w K. A. : Nous allons effectivement réfléchir à un plan de
développement avec les actionnaires. Il est attendu qu’il soit bouclé
d’ici la fin du deuxième semestre de 2009.
Pour ce qui est des moyens dont dispose le CIH, il est important de
dire que durant la période d’assainissement, nous avons collecté un
trésor de guerre grâce au patrimoine récupéré dans le cadre des
transactions faites en cas de dation en paiement. Et ce n’est pas fini,
parce que nous continuons à récupérer des biens. C’est un patrimoine
important !



w F. N. H. : Avez-vous une idée de ce que représente ce patrimoine ?

w K. A. : Nous n’avons pas encore évalué ce patrimoine, mais nous
pouvons lancer un appel d’offres dans ce sens. Sinon, j’en ai ma propre
évaluation. Et je sais qu’il nous laisse une marge de manœuvre
intéressante. À titre d’exemple, nous avons vendu la villa qui était un
logement de fonction de l’ancien président à 100 millions de DH à
Casablanca. Pour vous dire que c’est un vrai trésor de guerre dont
dispose le CIH !


Propos recueillis par I. Bouhrara & D. William
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Re: CREDIT IMMOBILIER ET HOTELIER (CIH)

le Lun 27 Avr 2009 - 18:44

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Re: CREDIT IMMOBILIER ET HOTELIER (CIH)

le Jeu 30 Avr 2009 - 16:19
CIH : Ali Harraj sera-t-il maintenu à son poste ?





* Khalid Alioua rend sa casquette de banquier et transmet un établissement en pleine «renaissance».

* Ali Harraj jouit d’un préjugé favorable. Il pourrait être
définitivement confirmé à son poste lors de la prochaine assemblée
générale.

Khalid
Alioua n’est plus à la tête du Crédit immobilier et hôtelier. A l’issue
du Conseil de Surveillance qui s’est tenu en fin de semaine dernière
sous la présidence de Mustapha Bakkoury, c’est Ali Harraj qui a été
désigné pour assurer la présidence du Directoire par intérim.
A peine l’information a-t-elle été rendue publique que les plumes
braillardes ont commencé à essayer de trouver une justification
tendancieuse à ce changement à la tête de l’établissement bancaire;
certains n’hésitant pas, d’emblée, à lier son départ aux «résultats
décevants» au titre de l’exercice 2008, avec notamment la «baisse du
PNB» et la «chute libre» du résultat net. Résultats, rappelons-le, qui
ne sont pas dopés par des éléments exceptionnels comme c’était le cas
en 2007.
Et pourquoi ne pas voir en cette fin de mandat… juste la fin d’une mission ?

Et dès lors, la véritable question à se poser est de savoir si,
effectivement, Khalid Alioua a pu, en pratiquement cinq ans, réussir sa
mission : celle de mener valablement le processus de restructuration du
CIH.
Il faudra, pour pouvoir répondre à cette interrogation, faire appel à l’histoire récente de l’établissement bancaire.



Imbroglio

La dernière décennie que vient de traverser le CIH est certainement
l’une des plus douloureuses que l’établissement ait connue. Une
décennie marquée par des scandales financiers, avec en toile de fond
des plans de restructuration approximatifs à coups de milliards de
dirhams.
Ainsi, l’arrivée de Mohamed El Alj en juin 2001, en remplacement de
Abdelouahed Souhail, préfigurait un nouveau départ pour le CIH. Sa
première mission : tout assainir et dégraisser une boîte qui affichait
à l’époque un sureffectif de 20%. Tâche bien ingrate dans un contexte
assez tendu. Mais El Alj s’y attela, initiant une profonde cure
d’amaigrissement : départs forcés, gel des prêts accordés au personnel,
suppression de certains privilèges, mise au placard de certaines fortes
têtes dans le fameux «couloir de Tazmamart»… La méthode El Alj était
radicale. Et le climat social devient, du coup, très tendu, laissant
apparaître les premières grognes. Et une exigence persistante : sa
démission.

Mais El Alj trônera encore à la tête du CIH jusqu’en juillet 2004,
date à laquelle il cédera son fauteuil à Khalid Alioua. Sans avoir
réussi à faire sortir l’établissement du capharnaüm financier dans
lequel il se trouvait. Car le CIH croulait toujours sous les déficits,
avec des pertes de 225,6 MDH en 2001, 822,7 MDH en 2002 et 2,25 Mds de
DH en 2003.
Peut-on néanmoins imputer la responsabilité de cet échec à El Alj ? A
l’évidence non. Il a simplement hérité de la patate chaude… et de la
gestion hasardeuse de ce dossier par l’autorité de tutelle. Une
autorité qui a concocté un plan de restructuration que beaucoup
d’observateurs qualifiaient déjà d’irréaliste et auquel le GPBM
souscrivait du bout des lèvres, dès qu’il a été porté sur la place
publique. Et le temps leur a donné raison.
C’est finalement Khalid Alioua qui prendra les rênes de la banque. Non
sans pâtir d’un préjugé défavorable. D’aucuns voyaient mal comment ce
politicien avéré pouvait sortir le CIH de cet imbroglio financier,
alors même que l’Etat était incapable de mettre sur la table un projet
structurant et viable et qu’il ne voulait pas, paradoxalement, s’en
débarrasser.
Car l’urgence n’était pas seulement de recapitaliser la banque dont les
capitaux propres étaient inférieurs au quart du capital social à fin
décembre 2003, mais également de redéfinir une stratégie cohérente et
efficace. Où repositionner le CIH dont les performances sont grevées
par le coût élevé de ses ressources ? Que faire de la participation de
20% que détient la BCP dans le capital ? Si une augmentation de capital
devait avoir lieu, qui va y participer ?

L’Etat fera finalement appel à la fibre patriotique de la CDG,
quand bien même Bakkoury laissait entendre à l’époque qu’il s’agit de
«démarches volontaires». Mais l’option CDG était bien calculée : il
fallait adosser le CIH à un actionnaire marocain solide et susceptible
de lui permettre d’être un acteur majeur dans le financement du
logement social. «Il s’agira de mettre en place des synergies dans le
domaine de l’immobilier, entre autres, et surtout de positionner le CIH
en tant que banque de référence en matière de crédits à l’habitat et de
services aux particuliers et à la famille», dira Bakkoury.

Avec désormais un actionnaire de référence déjà rompu aux rouages
des affaires et qui a mis en place tout un dispositif de contrôle et
gestion (en dehors de ceux préconisés par Bank Al-Mahgrib) et une
feuille de route claire, il ne restait plus à Khalid Alioua que de
mettre en veilleuse sa casquette de politicien pour mener à bien sa
mission. Avec, outre la refonte des systèmes d’information et
comptables, un gros chantier en perspective : les créances en
souffrance brutes qui s’élevaient, à l’origine, à 11 Mds de DH.


Devoir accompli

Près de 5 ans après son arrivée au CIH, Khalid Alioua peut
s’enorgueillir d’avoir tiré son épingle du jeu, au regard des
performances réalisées par l’établissement bancaire. Entre 2004 et
2008, le CIH n’aura enregistré qu’un seul exercice déficitaire (2005)
de 48,6 MDH. Motif de satisfaction ? Certainement, au regard du passé
tumultueux de l’établissement qui, aujourd’hui, distribue des
dividendes après des années de disette.
C’est d’ailleurs avec une certaine fierté que Khalid Alioua parle des
réalisations du CIH dans la dernière interview qu’il a accordée à la
presse (à Finances News Hebdo justement), le 2 avril courant, en tant
que Président du Directoire : «Le CIH est passé, depuis 2004, date de
mon arrivée à la tête de la banque, de 5,3 milliards de DH de créances
nettes en souffrance à 1,2 milliard de DH en 2008. Et si vous prenez
les créances en souffrance brutes, nous avons assaini 8,5 milliards de
DH durant cette période (2004-2008)...

(…) 2008 est la seule année où nous nous conformons totalement à
la réglementation bancaire, après avoir bénéficié d’un traitement
particulier puisque la banque était en difficulté. Le résultat obtenu
(404 MDH), il faut aussi le situer dans le dynamisme. Il reste par
ailleurs incomparable avec le résultat obtenu en 2007, lequel doit être
corrigé des éléments exceptionnels. Cette correction faite, le CIH a
réalisé en 2008 une augmentation de 4 % du résultat par rapport à 2007
(…) Une fois corrigé, le PNB, comparativement à 2007, a augmenté de + 4
%, alors que, dans l’absolu, et avec une lecture linéaire des chiffres,
il baisse de 4 %. Donc, pour nous, 2008 consacre le retour historique,
structurel et définitif du CIH aux résultats positifs. Ce qui me permet
de le soutenir, c’est que lorsque l’on prend le résultat brut
d’exploitation, on constate qu’il a enregistré une progression de plus
de 40% à 920 MDH en 2008».

Alioua, ex-journaliste et ancien ministre de la Communication et
Porte-parole du gouvernement, quitte donc ses fonctions avec le
sentiment du devoir accompli... Et peut remettre fièrement sa casquette
de politicien. Celle de banquier, c’est Harraj qui en a...
temporairement hérité.


Harraj en orbite

C’est Ali Harraj qui est aujourd’hui mis en orbite. Contrairement à
Khalid Alioua, le PDG de Maroc Leasing jouit d’un préjugé favorable
auprès de la communauté des affaires. Peut-être à cause de son riche
parcours. «Non seulement il a des compétences managériales reconnues,
mais c’est également un bosseur qui a la faculté de fédérer autour de
lui les bonnes compétences», confie un de ses anciens collaborateurs
pour qui «son sérieux lui vaut, à juste titre, son ascension au sein du
groupe CDG». Réputé discret mais très jovial, Harraj, également
président de Sofac et membre du Comité de direction du groupe CDG,
hérite ainsi d’une banque en pleine «renaissance», comme se plaît à le
dire son ancien président, Alioua.
A charge pour lui, donc, d’en faire un établissement au poids autrement
plus important dans le système bancaire… si toutefois il est maintenu
dans ses fonctions. «Je pense bien qu’à l’issue de la prochaine
assemblée générale, il sera maintenu à son poste. C’est un homme fidèle
du sérail qui a toute la confiance de Bakkoury et qui dispose d’un bon
bagage financier. Il a donc le profil adéquat et tous les atouts pour
diriger l’établissement bancaire».

Ali Harraj sera-t-il donc le sixième président du CIH depuis la
création des premières agences bancaires, un certain 14 mars 1988 ? Le
temps nous le dira.


D.W.
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Re: CREDIT IMMOBILIER ET HOTELIER (CIH)

le Jeu 25 Juin 2009 - 16:58
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Re: CREDIT IMMOBILIER ET HOTELIER (CIH)

le Sam 1 Aoû 2009 - 11:03

CIH - Augmentation de capital par conversion optionnelle des dividendes












Le
Conseil Déontologique des Valeurs Mobilières (CDVM) porte à la
connaissance du public qu’il a visé en date du 29 Juillet 2009, une
note d’information relative à l’augmentation de capital, par conversion
optionnelle des dividendes de l’exercice 2008 en actions, de la société
CIH. La souscription est réservée aux détenteurs d’actions du CIH.
L'augmentation de capital porte sur un nombre maximum de 1.283.727
actions qui seront émises selon les modalités suivantes :


  • Prix de souscription : 306 DHS par action ;

  • Prime d'émission : 206 DHS par action

  • Montant maximum de l’opération : 392.820.462 DHS

  • Date de jouissance : 1er Janvier 2009

  • Période de souscription : du 12 Août 2009 au 09 Septembre 2009 inclus;
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Re: CREDIT IMMOBILIER ET HOTELIER (CIH)

le Lun 3 Aoû 2009 - 17:07
CIH augmente son capital

· 392 millions de DH de dividendes convertis en actions

· L’opération court jusqu’au 09 septembre

Le CIH cherche à lever plus de fonds pour poursuivre sa stratégie de développement. En effet, la société de crédit immobilier et hôtelier vient de lancer une opération d’augmentation de son capital via la conversion optionnelle des dividendes de l’exercice 2008 en actions. Selon une note du CIH, l’opération vise essentiellement à «renforcer le positionnement du groupe dans le segment du crédit à l’habitat, et permet de répondre aux normes du ratio de solvabilité telles que définies par les directives de Bâle II». Cette souscription, qui concerne exclusivement les actionnaires de la société, porte sur un maximum de 1.283.727 actions au prix unitaire de 306 DH.
Il faut dire que le management de la banque se montre particulièrement optimiste quant à l’issue de l’opération. Selon lui, il existerait de fortes chances que «les principaux actionnaires du CIH participent intégralement à l’augmentation de capital par règlement optionnel du dividende 2008». Si cette hypothèse se vérifie, l’augmentation de capital pourra alors tourner aux alentours de 392 millions de DH.Toutefois, la réalisation de cette opération ne sera possible que si les montants souscrits dépassent les 250 millions de DH. Le montant entier du dividende, qui monte à 18 DH par action, pourra être entièrement converti en titres. CDG Capital Bourse se chargera de l’enregistrement de tous les titres émis. Ce sont les actionnaires de la société qui supporteront les frais d’intermédiation relatifs à l’opération. Ces charges incluent les commissions de la Bourse de Casablanca et du dépositaire, ainsi que tous les impôts et taxes. Rappelons que la période de souscription s’étendra du 12 août au 09 septembre 2009. A l’expiration de ce délai, le dividende ne pourra plus être payé qu’en numéraire. Le titre CIH a suivi récemment un parcours des plus irréguliers en bourse. Depuis le début de l’année, le cours de l’action a subi de fortes variations, dont les plus basses ont été enregistrées entre mars et avril derniers. Les titres échangés ont atteint des pics lors des séances du 14 et 20 mai, (44.335 opérations) et le dernier pic notable a été atteint le 26 juin, avec 36.749 titres échangés à 420,05 DH l’action. Cette dernière a clôturé à 407,90 DH lors de la séance de vendredi dernier.

Mohamed MOUNADI

_________________
IL n'y a pas pire qu'une position court-termiste qui se transforme en placement à long terme. Le PP mskine est comme le chat qui met son nez dans le lave vaisselle, parfois les zinzins leurs fourguent un coup de pied dans le derrière et appuient sur " lavage économique "....ça dure 3 ans.
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