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yassine0610
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Re: Articles presse: MARCHES BOURSIERS

le Ven 28 Mar - 18:25
La percée de Bim inquiète les enseignes de la grande distribution


Intriguées par le développement du discounter turc, elles le soupçonnent de bénéficier de subventions. Bim Stores nie l’existence d’une quelconque aide de l’Etat turc. Le succès du concept est expliqué par la maîtrise des charges qui permet de fixer des prix plus compétitifs. La marge est maintenue coûte que coûte entre 2,5 et 3%.

Bim Stores inquiète les autres enseignes de la distribution moderne. Le discounter turc, implanté depuis 2009 au Maroc, semble sérieusement secouer le secteur : prix très accessibles, promotions spécifiques, fidélisation des ménagères grâce aux fameux «Vendredis de Bim» et surtout grâce à la proximité des points de vente. Il compte actuellement 180 magasins sur l’axe Kénitra-El Jadida, en passant bien sûr par Rabat et Casablanca. Tout cela permet de ratisser large et de grignoter des parts de marché. Ce qui fait grincer des dents les concurrents qui avouent être gênés et surtout intrigués par le «fonctionnement de ce modèle».
Que reprochent les opérateurs de la distribution moderne au concurrent turc ? Essentiellement, l’agressivité au niveau des prix. «Comment cette enseigne arrive-t-elle à s’en sortiravec des prix aussi bas ? Et cette pratique agressive entache l’image des autres enseignes qui sont, du coup, taxées de très chères et sélectives!», déclare un opérateur de la distribution moderne, se faisant l’écho de ses pairs. De plus, il avance que Bim Stores a enregistré, depuis 2010, un déficit régulier qui va en s’aggravant au rythme des ouvertures. Les informations déposées au registre de commerce confirment l’existence d’un déficit de l’ordre de 40 MDH en 2009 et qui est passé à 56 millions en 2010, 68 millions l’année suivante et 86 millions en 2012. Le chiffre d’affaires, quant à lui, est en hausse soutenue: de 50 MDH en 2009, il est monté à 580 millions en 2012 contre 189 millions et 360 millions, respectivement en 2010 et 2011. Dès lors, ses concurrents, tout en restant très prudents dans leurs propos, ne s’empêchent pas d’invoquer l’existence de subventions de l’Etat turc. «Si c’est bien le cas, il s’agit d’une concurrence déloyale qu’il nous faut dénoncer», disent-ils. Ils seraient même prêts, s’ils disposaient de preuves tangibles, à porter l’affaire devant le Conseil de la concurrence. Aura-t-on droit à une nouvelle version du feuilleton Lesieur-Savola ?

70 nouveaux magasins programmés d’ici la fin de l’année
Aucune chance, si l’on s’en tient à la version de Bim Stores. «Il n’est pas question de créer des tensions sur le marché. L’objectif est de développer le concept du hard discount au profit de nos clients», répondent les responsables de Bim Stores. Ils reconnaissent en effet, sans pourtant avancer de données chiffrées, ne pas encore gagner de l’argent. «Ce n’est pas une surprise puisqu’il est prévu dans notre business plan de ne pas réaliser de bénéfices au cours de la phase de croissance. Et c’est à l’image du modèle turc où les premiers gains ont été réalisés sept années après le démarrage de l’enseigne», explique un dirigeant. L’enseigne a réalisé durant ses quatre premières années d’activité un investissement global de 800 MDH pour ouvrir à
Casablanca, El Jadida, Rabat, Settat et Kénitra. Elle compte ouvrir 70 points de vente au cours de cette année.
Selon la même source, l’entreprise ne bénéficie d’aucune subvention publique. «Nous reproduisons simplement le modèle de la maison mère qui a fait ses preuves en Turquie. Il s’agit du concept de hard discount qui nous permet de maîtriser nos charges pour offrir un prix accessible à notre clientèle cible», plaide-t-on chez Bim Stores. Le modèle économique est basé sur une réduction maximale des charges et une petite marge. Pour cela, le discounter choisit ses fournisseurs locaux et étrangers et négocie ses prix car «nous sommes contraints de respecter la marge de profit net qui se situe entre 2,5 et 3%. S’il y a dépassement, nous révisons notre politique de prix mais jamais au détriment de la qualité», souligne notre interlocuteur.
L’entreprise présente des cahiers des charges précis que les fournisseurs doivent respecter à la lettre et des tests de qualité de tous les produits, importés ou fabriqués localement, sont effectués en laboratoire avant leur achat. Et pour une optimisation des achats gérés dans les deux centrales d’Ain Sebaâ et Bouskoura, Bim Stores dit procéder à un dosage judicieux entre la production locale et les importations. Elle ne recourt à ces dernières que lorsque les contacts avec des fabricants locaux n’aboutissent pas (pour des raisons de volume parfois) ou que la fabrication ne peut se faire au Maroc.

Les marges arrière sont bannies
Toujours dans le même souci d’accessibilité du prix, le discounter a développé des marques propres de divers produits (huile, détergents, couches pour bébé, sauces, thé, café, produits d’hygiène corporelle, boissons gazeuses, fromage, yaourts, biscuits, confiserie…) en partenariat avec des groupes industriels locaux et des fournisseurs de la maison mère implantés en Belgique, Espagne, Allemagne, Pologne et aux Pays-Bas. N’étant pas tenus par un taux de référencement des produits importés, Bim Stores privilégie de plus en plus l’approvisionnement court recommandé par la maison mère afin de toujours afficher des prix inférieurs à ceux de la concurrence.
En dehors de cette technique d’approvisionnement très rodée, les charges sont bien surveillées. Le personnel est limité à 3 ou quatre caissiers par magasin, les locaux sont loués, l’agencement est simplifié au maximum et certains produits présentés directement dans des cartons rangés sur des palettes. Aucune animation sur le lieu de vente n’est non plus organisée.
Et pour rompre avec des pratiques en vigueur dans le secteur, l’enseigne turque dit travailler loyalement avec ses fournisseurs. De fait, elle écarte le ticket d’entrée, les frais de référencement, les gratuités accordées par les fournisseurs, ainsi que leur contribution à l’impression des flyers ou encore à l’entretien et à la rénovation des points de vente.

Aziza Belouas. La Vie éco
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2014-03-25
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Re: Articles presse: MARCHES BOURSIERS

le Ven 28 Mar - 17:42
Sociétés cotées : premiers résultats 2013 satisfaisants

La capacité bénéficiaire des 20 sociétés qui ont publié leurs résultats est en baisse de 4,3%. Hors Maroc Telecom, elle ressort en hausse de 9%. Le marché a bien accueilli les publications avec une hausse du Masi de 5%.
Sociétés cotées : premiers résultats 2013 satisfaisants

Les premières publications des sociétés cotées au titre de l’exercice 2013 sont jugées satisfaisantes par les analystes de la place. Elles sont conformes à leurs prévisions, sachant qu’ils tablaient sur un léger redressement de la situation. Ces réalisations interviennent dans un contexte économique national peu favorable. Car même si la croissance en 2013 est estimée à 4,4% par le Haut commissariat au plan, elle est surtout tirée par les activités agricoles. Le secteur non agricole, lui, est toujours en ralentissement, subissant l’impact de la faiblesse de la demande locale, d’une activité à l’export qui peine à reprendre et d’un taux d’utilisation des capacités de production encore faible.

En dépit de ces conditions, sur les 20 sociétés qui ont publié leurs résultats financiers jusqu’au 17 mars, 12 affichent des prestations en hausse contre 6 qui ont accusé une baisse de leur capacité bénéficiaire. Les deux sociétés qui restent sont Risma et Sonasid ; la première est toujours déficitaire tandis que la seconde est sortie du rouge après un exercice 2012 difficile.

En gros, la capacité bénéficiaire de ces 20 sociétés ressort en baisse de 4,3%, à 12,2 milliards de DH pour un chiffre d’affaires en progression de 2,3%, à 98,5 milliards de DH. En fait, c’est Maroc Telecom qui a plombé les résultats de la cote, puisque l’opérateur accapare 45% de la masse bénéficiaire. En effet, son résultat net part du groupe s’est dégradé de 17,4% pour s’établir à 5,5 milliards de DH, sachant que son chiffre d’affaires est en baisse de 4,3%, à 28,5 milliards de DH. Maroc Telecom continue de pâtir de la recrudescence de la concurrence sur son marché domestique.

D’ailleurs, pour la 3e année consécutive, le groupe enregistre une dépréciation de ses revenus au Maroc, compensée partiellement par la montée en puissance des filiales africaines. Il a en plus fait les frais d’un contrôle fiscal, qui lui a coûté 1,5 milliard de DH dont près du tiers a été provisionné. Retraitée de Maroc Telecom, la masse bénéficiaire de la cote ressort en croissance de 9%.

Jlec, société nouvellement introduite, a également contribué négativement à la formation du résultat de la place. Elle a réalisé un bénéfice en recul de 12,6%, à 395 MDH. Et malgré le redressement de sa situation, Risma clôture l’exercice avec un résultat toujours déficitaire, de 46,3 MDH contre 200 MDH une année auparavant, à cause essentiellement du déficit enregistré par sa filiale SAEMOG (Société d’aménagement d’Essaouira-Mogador) de 54 MDH. Cosumar a également vu ses résultats baisser de 13,8% pour atteindre 629 MDH. En cause, unediminution des ventes liée à la politique de déstockage massif qu’ont adoptée les grossistes.

La baisse des bénéfices de la cote aurait pu être plus prononcée si le CIH et la BCP n’avaient pas réalisé un exercice 2013 au beau fixe. En effet, avec respectivement 515 MDH et 1,9 milliard de DH, le bénéfice de ces deux banques est en hausse de 5,6% et de 4%. Les réalisations de la première sont portées par les performances intrinsèques de la banque et par le redressement de sa filiale Sofac, au moment où la seconde doit la progression de ses indicateurs à sa force commerciale. Seul bémol : le niveau du coût du risque. Si le CIH a vu ce poste de charge se réduire de 76%, à près de 30 MDH, grâce au dénouement du litige fiscal de Sofac, ce n’est pas le cas pour la BCP.

En effet, la banque a augmenté ses provisions de 54,8%, à 1,9 milliard de DH. «La constitution de ces provisions témoigne certes de l’élévation du niveau des impayés auprès des clients des banques, en raison d’une situation économique encore faible. Mais cela n’est pas forcément un mauvais signal remettant en cause la santé financière des banques. Cela prouve que ces établissements disposent d’un matelas financier assez solide pour faire face aux risques, sans pour autant que l’occurrence de ces derniers affecte leur rentabilité», nuance le directeur recherche et analyste d’une société de bourse.

CFG table sur une stagnation des bénéfices, BMCE Capital sur une hausse

Pour leur part, les compagnies d’assurance alignent des réalisations meilleures par rapport aux attentes des analystes. En effet, Wafa Assurance et CNIA Saada ont réussi à hisser leurs bénéfices respectivement à 733 et 263 MDH, en hausse de 19% et 10,8%. Cela est attribuable notamment à l’atténuation de la contre-performance du marché boursier au terme de 2013 (-2,96%). Parallèlement, «l’activité non vie n’est certes pas en forte croissance, mais elle demeure favorablement orientée, contrairement au segment vie qui, lui, demeure toujours affecté par le manque de liquidités sur le marché, entraînant donc une épargne moins conséquente», détaille notre source.

Les deux sociétés du secteur des BTP qui ont publié leurs résultats pour le moment, à savoir Ciments du Maroc et Sonasid, affichent également des bénéfices en hausse. Sonasid est carrément sortie du rouge en enregistrant un bénéfice de 86 MDH contre -93 MDH une année auparavant. Le sidérurgiste a tiré profit de sa nouvelle politique d’achat de ferraille et de la maîtrise de ses coûts financiers dans un marché de la construction peu dynamique.

Ciments du Maroc a, lui, réussi à améliorer ses bénéfices de 23%, à 808,8 MDH. Cela n’est aucunement redevable à une reprise de la consommation nationale de ciment, puisque le marché a clôturé l’année 2013 sur une baisse de 6,2%, mais plutôt à des éléments non récurrents, notamment la constatation d’une provision moins importante par rapport à 2012 sur les titres Suez Cement Company ainsi que d’une plus-value de 26 MDH liée à une cession de terrains. D’ailleurs, les analystes ne prévoient pas une appréciation des bénéfices du secteur dans un contexte de baisse de la consommation et d’acharnement de la concurrence. «Au mieux, les bénéfices du secteur devraient stagner au terme de l’exercice écoulé», espère un analyste.

Ces résultats ont été jusqu’à présent bien accueillis par le marché boursier, comme l’atteste la performance de l’indice général qui a dépassé 5% en date du 17 mars. Sur le seul mois de février, le MASI a enregistré une croissance de 3,5%. «Les investisseurs considèrent que le marché est sur le point de sortir de sa mauvaise passe qui a duré 6 années et tablent sur une reprise imminente.

Du coup, ils commencent à se repositionner sur le marché, en privilégiant surtout les valeurs à haut rendement de dividende», s’accordent à expliquer certains analystes. Cependant, cette hausse n’est pas perçue de la même manière par tous les professionnels. En effet, d’autres considèrent que cette reprise du marché est plus mécanique que fondamentale, surtout que l’on attend toujours les résultats des grandes capitalisations à l’instar des sociétés minières, cimentières et des autres banques. Ce qui pourrait renverser la tendance haussière de la bourse au cas où les résultats seraient décevants.

Quoi qu’il en soit, dans leurs prévisions, les analystes tablent sur une quasi-stagnation de la masse bénéficiaire à fin 2013. Selon CFG Group par exemple, les résultats de la cote seraient tirés vers le bas à cause de la contraction de 5,2% des bénéfices du secteur minier, de 3,3% de ceux du secteur bancaire et de 13,8% des résultats du secteur agroalimentaire. BMCE capital, par contre, prévoit une croissance de la capacité bénéficiaire de 4,4% consécutivement à la hausse des bénéfices des banques de 3,6%, de 3% pour les sociétés de financement et de 5% pour le secteur industriel.

Des dividendes toujours élevés

Malgré un contexte économique toujours difficile, les sociétés cotées, du moins celles qui ont déjà annoncé leurs résultats, ont maintenu élevé le niveau des dividendes distribués. Mis à part Agma Lahlou Tazi et Maroc Telecom qui ont réduit le montant de la rémunération des actionnaires, toutes les autres sociétés ont proposé une rétribution au moins égale à celle offerte l’année dernière. En effet, Agma compte distribuer un dividende unitaire de 225 DH, en baisse de 2% comparativement à 2012, alors que Maroc Telecom a réduit le sien de 19%, à 6 DH par action.

Six sociétés devraient conserver le même niveau de distribution: 15 DH par action pour Disway et HPS, 3,50 DH pour Auto Hall, 4,75 DH pour la BCP et 15 DH pour Maroc Leasing. Les autres offrent des dividendes supérieurs à l’exercice écoulé avec une hausse de 31%, à 34 DH pour CNIA Saada, 13% pour Wafa Assurance avec 90 DH, 5% pour Afriquia Gaz avec 105 DH et 19% pour Lesieur avec 5 DH. Cependant, en termes de rendement de dividende, Maroc Telecom figure toujours parmi les sociétés qui offrent les meilleurs taux, avec 6%. Jlec offre certes un rendement plus important de 23,8% sur la base d’un dividende de 106,60 DH, mais il devrait revenir à la norme à partir de l’exercice prochain.
Source : La Vie économique
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Re: Articles presse: MARCHES BOURSIERS

le Ven 28 Mar - 11:15
Lesieur Cristal, le bénéfice fait un bond de 45,38 %

En dépit d’une faible croissance du marché (+1 %), et d’une forte croissance sur l’entrée de gamme de l’huile de table entrainant un écart de prix important par rapport aux marques premium et une hausse du coût des coûts énergétiques (+50 % sur un an et demi), Lesieur Cristal a poursuivi sa dynamique de développement rentable en s’appuyant sur l’innovation et le lancement continue de nouveaux produits. Et dans ce cadre, 2013 a aussi eu son lot de nouveautés : El Kef savon en pâte multi-usage, gamme de condiments (mayonnaise et ketchup). De même, le leader marocain du secteur des huiles a boosté son activité à l’export (+20 %) aussi bien vers les destinations matures que vers de nouveaux marchés comme l’Angola, fait remarquer M. Samir Idrissi Oudghiri, Directeur Général de Lesieur Cristal.
La traduction chiffrée des performances commerciales fait ressortir, au niveau social, une stagnation du chiffre d’affaires (+0,44 %) à 4 119 MDH. Selon Mme Fatima Zahra El Khlifi, DGA de Lesieur Cristal, «cette stagnation s’explique par la baisse des cours des matières premières, compensée par l’augmentation des volumes vendus». Par produits, ce chiffre d’affaires est réparti entre les huiles de table (79 % du chiffre d’affaires), le savon (11 %), les huiles d’olives (5 %), etc. Il faut noter une forte progression du chiffre d’affaires à l’export de 20 % à 329 MDH. Le résultat d’exploitation social a évolué de 9,37 % à 256 MDH grâce à une bonne gestion des couvertures des matières premières, et l’amélioration de la productivité grâce au re-engineering des processus à tous les niveaux. Et du fait de l’amélioration du résultat d’exploitation, de l’impact du résultat financier et de l’effet d’une charge non récurrente enregistrée en 2012, le résultat net social a bondi de 45,40 % à 173 MDH.

Investissement dans l’énergie thermique

En consolidé, le chiffre d’affaires ressort à 4 117 MDH (+0,68 %), l’Ebitda affiche une progression de 15,38 % et le résultat d’exploitation évolue de 14 % à 262 MDH. Le résultat net consolidé affiche une hausse de 18 % à 125 MDH.
Par ailleurs, l’endettement consolidé du Groupe a baissé de 7,4 % pour ressortir à 188 MDH.
Pour 2014, «après la baisse des cours enregistré au niveau des huiles (prix spot), on note une tendance haussière des cours à cause surtout des spéculateurs», a souligné M. Oudghiri. Face à cette situation, combinée au renchérissement du coût de l’énergie consécutive à la politique de décompensation progressive mise en place par l’Etat, «Lesieur Cristal va poursuivre sa politique d’optimisation des coûts énergétiques en faisant le choix d’un développement durable, et notamment en procédant au lancement de l’investissement relatif à la deuxième chaudière à grignons financée par la BERD», a fait remarquer le Directeur Général de la société, qui ajoute qu’avec ces investissements, «Lesieur Cristal assurera à terme 50 % de ses besoins en énergie thermique par des sources plus économiques et plus écologiques». Cet investissement va permettre à la société de faire face à la hausse du cours du fuel suite à la décompensation de ce produit.
De plus, le leader du secteur compte poursuivre sa politique d’innovation et de lancement de nouveaux produits, l’amélioration de la distribution de ses produits, l’optimisation de ses coûts opérationnels, le développement de l’export vers des marchés à fort potentiel, la promotion des filières olives et graines oléagineuses (tournesol et colza) et l’exploitation des synergies avec le groupe Sofiprotéol.
Notons que pour 2014, une enveloppe d’investissement de 100 MDH est programmée.
Enfin, le Conseil d’administration a proposé la distribution d’un dividende de 5 dirhams par action, contre 4,20 dirhams l’année précédente, offrant un rendement brut de 4,80 %.

Source : La Nouvelle Tribune

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Re: Articles presse: MARCHES BOURSIERS

le Ven 28 Mar - 10:56
Samir : Un financement de 240 M $ auprès de l’ITFC
Le raffineur Samir et la Société Internationale Islamique de Financement du Commerce (ITFC), membre du Groupe de la Banque Islamique de Développement, ont signé un contrat fixant les modalités financières pour le renouvellement de la convention cadre « Mourabaha » structurée portant sur le financement des importations de la Samir en pétrole brut. Selon le Management, cet accord porte sur 240 millions de dollars US, en hausse de 33% par rapport à celui signé en 2012. Tenant compte de l’aspect revolving du financement, il permettrait à la Samir d’atteindre un montant global de 720 millions de dollars US.
Source : La Quotidienne

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Re: Articles presse: MARCHES BOURSIERS

le Ven 28 Mar - 8:44
Colorado : Résultats financiers à fin 2013Dans un contexte sectoriel difficile, caractérisé par un ralentissement de l'activité du secteur du bâtiment, Colorado voit son chiffre d'affaires reculer de 3,5% à 559,7 MDh. En dépit de cette situation et profitant de l'optimisation des charges d'exploitation (-15,2% à 559,8 MDh), notamment des achats consommés qui reculent de 14,3% à 296,1 MDh, le résultat d'exploitation s'apprécie de 23,8% à 80,4 MDh. La marge opérationnelle s'en retrouve améliorée de 3,2 points à 14,4%. Intégrant un résultat financier de -9,5 MDh (vs. -10,6 MDh une année auparavant) et un résultat non courant de -2,1 MDh (vs. 692,1 KDh à fin 2012), la capacité bénéficiaire de la société se bonifie de 21,2% à 48,0 MDh. Par conséquent, la marge nette s'accroît de 1,8 points à 8,6%. Colorado devrait procéder à la distribution d'un dividende de 5,4 Dh (dont 2,7 Dh au titre d'un dividende exceptionnel), soit un D/Y de 7,6% sur la base du cours de 71,0 Dh observé le 26/03/2014.
Source : Communiqué Colorado
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Re: Articles presse: MARCHES BOURSIERS

le Ven 28 Mar - 8:41
Involys : Résultats financiers à fin 2013A l'issue de 2013, Involys affiche un chiffre d'affaires en amélioration de 6,4% à 50,1 MDh, profitant des premières retombées des deux contrats signés avec l'Etat gabonais en octobre dernier relatifs à la mise en place d'un système d'information budgétaire global et intégré. Sur le plan opérationnel, les charges d'exploitation de la société s'allègent de 2,9% à 44,0 MDh suite à la baisse des dotations d'exploitation de 39,1% à 10,1 MDh, intégrant des provisions sur créances de 3,1 MDh et des provisions sur stocks de 0,4 MDh. Dans ces conditions, le résultat d'exploitation s'améliore de 64,4% à 11,8 MDh, établissant la marge opérationnelle à 23,5% contre 15,2% une année auparavant. Pour sa part, le résultat financier s'établit à 1,0 MDh (vs. -2,2 KDh en 2012) bénéficiant de l'amélioration du bilan de change qui passe de -21 KDh à 588,7 KDh en 2013. Au final, la capacité bénéficiaire de l'éditeur de logiciels progresse de 71,8% à 10,2 MDh pour une marge nette en appréciation de 7,7 points à 20,3%.
Source : Communiqué Involys

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Re: Articles presse: MARCHES BOURSIERS

le Jeu 27 Mar - 21:31
En dépit d’une conjoncture économique difficile, Delta holding a affiché des résultats en hausse notamment après une reprise progressive des activités sur les sites de Kénitra. Toutefois, le niveau des bénéfices demeure encore loin du pic atteint en 2011.
Ainsi, Delta holding a réalisé, en 2013, un chiffre d’affaires de 2,5 Mrds DH en hausse de 11,2% par rapport à l’année 2012. La société explique cette performance par des contrats obtenus dans les différents métiers et en particulier ceux de la métallurgie et de l’environnement.
De même, le résultat net part du groupe s’est amélioré de 18,5% pour un total de 144,1 MDH malgré l’impact de la stratégie d’investissement poursuivie par le groupe et les frais financiers supplémentaires liés aux retards de paiement de certaines administrations publiques. 
Par ailleurs, Delta Holding poursuit sa stratégie d'implication dans la réalisation de grands projets industriels et d’infrastructures. Ainsi, le groupe s'est inséré dans la chaîne de l'énergie renouvelable. De même, cette année a été pointée par le démarrage des activités de la société OMCE atlantic, récemment créée, pour la fabrication de nouvelles canalisations en béton armé brevetées.
Signalons, aussi, que Delta Holding a décidé la distribution de dividendes à hauteur de 175,2 MDH soit 2 DH par action représentant un D/Y de 6,06% selon son dernier cours en bourse.
En conclusion, Delta Holding, semble mettre du temps pour retrouver la barre symbolique des 200 MDH de bénéfices (244 MDH de résultat net en 2011). En effet, le groupe fonctionne selon la logique de carnet de commandes pour une bonne partie de ses activités. Un tel profil est souvent sensible aux commandes publiques et à la bonne tenue du secteur BTP, au sens large.
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Re: Articles presse: MARCHES BOURSIERS

le Jeu 27 Mar - 20:36
Une étude pointe l'urgence de doper la liquidité du marché financier marocain

Malgré le succès de réformes structurantes sur la finance de marché menée depuis 20 ans au Maroc et l'initiative du futur quartier financier Casablanca Finance City, le royaume peine encore à trouver une solution durable au manque de liquidité de son marché financier estime une étude de Brahim Sentissi, directeur de la société de consultant Cejefic. Et avance quelques pistes d'action.
Depuis plus d'une décennie, la place financière de Casablanca est parvenue grâce aux réformes de marché à se hisser parmi les premières places du continent africain. Elle est même, un temps, passé en troisième position en terme de capitalisation boursière l'an dernier du fait de l'effondrement du marché du Caire suite aux troubles politiques. Mais, le marché égyptien s'est fortement redressé depuis (72 milliards de dollars) et Casablanca a repris sa quatrième place derrière le géant Johannesbourg, puis Lagos et donc Le Caire qui sont au coude à coude. Aujourd'hui, "Casa" pèse elle seulement 57 milliards de dollars (42 milliards d'euros).
Bref, la place marocaine a en fait du mal à réaliser tout son potentiel juge l'étude de Brahim Sentissi, directeur de la société de consultant Cejefic réalisée en collaboration avec la Bourse de Casablanca.

A l'heure où se profile une initiative structurante, celle de Casablanca Finance City, un vaste quartier financier au cœur de la capitale économique du pays aux ambitions continentales, le Maroc se doit de trouver une solution durable à son manque de liquidité actuel. Car "les volumes sur le marché actions sont très faibles : 29 milliards de dirhams (2,2 milliards d'euros) en 2013 sur le marché central et la diversité des produits reste limitée", note l'étude de Cejefic.
Pour tenter de relancer la machine, le consultant avance quelques pistes. Notamment les suivantes :
 
- Augmenter le flottant. Augmenter le nombre de sociétés ne suffit pas, selon l'étude vu que les volumes sont très faibles sur la majorité des sociétés cotées. Ce sont donc des sociétés ayant un poids important dans l’économie marocaine qui manquent le plus à la bourse de Casablanca.
- Relancer les privatisations. L’Etat représente près de 60% des investissements bruts de l’économie au Maroc. Il est aussi actionnaire dans des structures importantes. Les établissements et entreprises publics représentent 10% de la création de richesses du royaume et beaucoup ne sont pas encore cotées (OCP, Royal Air Maroc, …). A noter que dans ce sens l'Etat s'apprête à privatiser partiellement (autour de 30%) l'opérateur portuaire Marsa Maroc cette année.
- Augmenter le nombre de sociétés cotées. A la bourse de Casablanca, 28% des secteurs ne sont constitués que d’un seul titre, selon l'étude, c'est trop peu. En 2013, la seule introduction majeure a été celle de la centrale électrique à charbon géante JLEC alors que plusieurs radiations étaient prononcées. En 2012, il n'y avait là encore qu'une introduction (Afric industries). Pour mettre en valeur les petites et moyennes capitalisations, l'étude évoque aussi la création d'un marché de cotation alternatif dédié aux PME, un projet sur les rails. Aujourd'hui, le marché compte déjà trois compartiments : "principal", "développement" et "croissance".
Développer la vente à découvert. Elle permettra de soutenir les volumes même en cas de baisse du marché, estime l'étude.
Réconcilier les personnes physiques avec la bourse. Après l'envolée pré-crise de 2008, puis la lourde chute qui a suivi, le poids des personnes physiques dans les volumes a été divisé par 6 en six ans. Ils ne représentaient que 6% en 2012. Le retour vers la bourse sera long et possible seulement sices investisseurs peuvent espérer un réel potentiel de gain. Ce qui suppose aussi une croissance économique solide.
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Re: Articles presse: MARCHES BOURSIERS

le Jeu 27 Mar - 17:19
Tanger dévoile son nouveau look.








Davantage d'équipements de proximité à Tanger ! C'est le leitmotiv du Maroc, sous l'impulsion de SM le Roi Mohammed VI, pour répondre à la préoccupation numéro un des habitants de la métropole, toutes catégories confondues.

Renforcement du réseau routier, réalisation d'infrastructures socio-économiques, consolidation des prestations sociales : ces projets semblent avoir intégré, au fil des ans, tout le tout le b.a.-ba d'un véritable développement durable.

En fait, ces actions ont permis de poursuivre le processus de mise à niveau des grands, moyens et petits centres urbains du Maroc, en les dotant d'une infrastructure solide et d'un espace urbain harmonieux et attractif, ainsi que des différents équipements vitaux nécessaires pour l'accompagnement de la dynamique économique et démographique du Royaume.

Pour la ville de Tanger, le Maroc nourrit de v grandes ambitions de développement durable et d'égalité sociale, à la faveur des diverses initiatives menées conformément aux hautes directives royales.

Dans ce cadre, le programme phare et sans précédent Tanger-Métropole, lancé l'an dernier, s'est mué petit à petit en cheval de bataille dans l'action mise en œuvre sous l'impulsion de SM le Roi Mohammed VI pour faire de la cité du Détroit un véritable hub méditerranéen capable de maitriser son développement soutenu.

Cette détermination s'est concrétisée de nouveau à travers le lancement jeudi à Tanger par SM le Roi Mohammed VI des travaux de réalisation d'une nouvelle gare routière (53 MDH), d'un abattoir public (70 MDH), d'un marché de gros de fruits et de légumes (80 MDH), de souk Al Haddad de proximité (7 MDH), d'un complexe socio-économique au quartier Mesnana (11 MDH).

Force est de constater que de telles actions ont constitué le fer de lance du projet de règne du Souverain, dont l'objectif principal demeure la réalisation d'un développement global, intégré et durable répondant aux exigences de la mise à niveau de l'économie nationale, de l'amélioration des conditions matérielles et morales des citoyens.

Il est évident également de souligner le rôle primordial de l'Initiative nationale pour le développement humain (INDH) qui œuvre pour répondre aux besoins croissants de combler le déficit en équipements de proximité, de mettre en conformité les différents réseaux et de renforcer les prestations sociales.

Certes, le chantier est vaste mais l'objectif est clair : redonner à Tanger la capacité de maîtriser son développement pour répondre aux besoins et aux préoccupations pressantes des habitants de la cité du détroit à travers une politique inclusive et globale qui fait de la promotion de l'élément humain une priorité et une finalité.

Et tout laisse croire que l'un des principaux chantiers pour les années à venir sera donc de trouver des solutions aux défis à relever en matière de gouvernance, de fourniture de services essentiels, de mise aux normes et d'intégration des logements informels.

Le tout en intégrant les exigences de développement durable et humain telles que définies par SM le Roi dans Ses multiples discours et initiatives.


MAP
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Re: Articles presse: MARCHES BOURSIERS

le Ven 24 Jan - 8:58
Manipulation du prix de l’or : comment et pourquoi?
Publié le 2014-01-20



 
Depuis le début de l'année, le sujet de la manipulation du cours de l'or commence à être abordé publiquement. Paul Craig Roberts, que j'ai pu interviewer sur le sujet, nous livre ici un nouvel article expliquant en détail pourquoi et comment le cours de l'or est manipulé. Cet article, traduit par l'équipe éditoriale de Goldbroker.com, présente à ce jour l'analyse la plus complète sur le sujet de la manipulation du cours de l'or. 
Fabrice Drouin Ristori
 
Par Paul Craig Roberts et Dave Kranzler
 
La déréglementation du système financier pendant les mandats de Bill Clinton et George W. Bush a donné des résultats qui étaient prévisibles : la concentration financière et des comportements dangereux. Une poignée de banques sont dorénavant si grosses que les autorités financières les ont déclaré « trop grandes pour faire faillite », ou too big to fail (TBTF). N’ayant plus à respecter la discipline des marchés, les banques sont devenues des agents du gouvernement qui a besoin de création massive de nouvelle monnaie par la Réserve fédérale afin de soutenir, via les politiques d’assouplissement quantitatif (QE), le prix des instruments financiers figurant sur les bilans des banques, et pour financer à bas taux les déficits budgétaires fédéraux de plus de $1,000 milliards, déficits associés à la longue récession causée par la crise financière.
La politique de la Fed de monétiser $1,000 milliards d’obligations annuellement met la pression sur le dollar US, si on mesure sa valeur par rapport à l'or. Quand l’or a atteint $1,900 l’once en 2011, la Réserve fédérale réalisa qu’un prix de $2,000 l’once aurait un impact psychologique qui s’étendrait au taux de change du dollar par rapport aux autres devises, ce qui pourrait entrainer une sorte de bank run sur le dollar, car ses détenteurs, domestiques et étrangers, se mettraient à s’en débarrasser pour éviter d'être touché par sa perte de valeur. Une fois qu’ils comprirent cela, la manipulation du prix de l’or se développa au-delà des prêts d'or des banques centrales aux bullion banks (banques spécialisées dans le négoce de métaux précieux) afin de créer une offre artificielle sur les marchés pour absorber la demande qui, autrement, aurait poussé les prix de l’or encore plus haut. La Fed se sert des bullion banks comme agents pour effectuer des ventes à découvert à nues sur le COMEX, le marché des contrats à terme de New York. Ces ventes à découvert font descendre le prix de l’or et déclenchent des ordres de vente « stop » et des appels de marge, et effraient les participants aux fonds de placement dans l’or. Lesbullion banks rachètent alors ces parts délaissées et demandent ensuite à ces fonds de convertir ces parts en or physique. Cet or peut ensuite être vendu sur le marché physique de Londres, où la vente permet à la fois d’obtenir le prix plus bas rendu possible par les ventes à découvert sur le COMEX tout en fournissant de l’or pour la demande asiatique qui, elle, est physique et non papier.
La manipulation du prix de l’or est évidente. Dans cet article, nous apportons des preuves et décrivons les procédés. Et nous concluons que la capacité à manipuler le prix de l’or diminue à mesure que l’or physique voyage de New York et Londres vers l’Asie, laissant les Occidentaux avec leurs demandes « papier » sur l'or qui dépassent largement l’offre disponible.
La majorité des activités de manipulation de la Fed se déroulent sur le COMEX, à New York, où le monde entier échange des contrats à terme sur l’or. Chaque contrat à terme représente un lingot de 100 onces d’or. Le COMEX est considéré comme un marché papier à cause de ces contrats à terme. Plusieurs grandes banques mondiales sont des membres-traders du COMEX : JP Morgan, HSBC et Bank of Nova Scotia en sont les principales, en volume de transactions. Ces contrats à terme sur l’or (et l’argent) se négocient comme dans un marché aux enchères dans la salle des transactions du COMEX, tous les jours ouvrables de 8h 20 à 13h, heure de New York. Ils s'échangent également sur ce qu’on appelle le GLOBEX, une plateforme électronique de trading utilisée pour les produits dérivés, les devises et les contrats à terme. Ce système fonctionne continuellement, sauf les week-ends. Quiconque, n’importe où dans le monde, a accès à une plateforme de trading de contrats à terme par ordinateur, peut accéder au système GLOBEX.
En plus d’intervenir sur le COMEX, la Fed manipule le prix de l’or sur le marché de Londres, un marché bien plus gros, en termes de volume de transactions total en dollars. Ce marché est le LBMA, pour London Bullion Marketing Association. Il est composé de plusieurs grandes banques, que l’on appelle bullion banks : Barclays, Crédit Suisse, Deutsche Bank, Société Générale, Bank of Nova Scotia et UBS. Contrairement au COMEX qui est un marché d’ « or-papier », le LBMA est depuis des siècles la plateforme des transactions d’or physique. Quand de gros acheteurs comme les banques centrales, les grands fonds d’investissement ou certains riches investisseurs privés veulent acheter ou vendre une grande quantité d’or physique, ils le font sur le marché du LBMA.
L’opération de manipulation de l’or de la Fed demande d’exercer une forte pression à la baisse sur le prix de l’or en vendant une quantité massive contrats à terme sur l’or sur le COMEX, largués comme des bombes, soit dans la salle des transactions du COMEX durant les heures de trading, ou via le système GLOBEX. Un récent exemple a eu lieu le lundi 6 janvier 2014. Alors que le prix de l’or venait de connaître une remontée de plus de $15 sur les marchés asiatiques et européens, il plongea soudainement de $35 à 10h14. En moins de 60 secondes, plus de 12,000 contrats se sont échangés – ce qui représente environ 10% du volume entier d’une journée de trading de 23 heures. Il n’y avait aucune nouvelle, aucun événement, qui aurait pu déclencher cette augmentation soudaine et massive de vente de contrats à terme sur le COMEX qui a causé une chute extraordinaire du prix de l’or. Dans le même temps, aucun autre marché boursier (sauf celui de l’argent) n’a subi de mouvements de prix ou de volume. 12,000 contrats, cela représente 1,2 million d’onces d’or, une quantité qui dépasse trois fois la quantité totale d’or dans les entrepôts du COMEX pouvant être livrée aux acheteurs de ces contrats.
Cette manipulation de la Fed se matérialise également par des ventes à découvert de contrats à terme sur le COMEX "non couverts" par des quantités d’or physique. "Non couverts" signifie que ce sont des contrats qui sont vendus sans être adossés à de l’or physique pouvant être livrés si l’acheteur décidait d’en demander la livraison. Cela est connu sous le nom de ventes nues à découverts. L’exécution de ces opérations manipulatrices se fait via une des banques de transactions de contrats à terme comme JP Morgan, HSBC et Bank of Nova Scotia. Ce sont ces banques qui vendent pour la Fed. La manière dont la Fed largue de grandes quantités de contrats à terme sur le marché diffère de celle d’un trader normal qui voudrait se débarrasser d’une grosse position. Ce dernier essaierait de sortir de sa position en faisant attention, progressivement, dans le but de cacher ses intentions pour ne pas trop influencer le prix, afin de maximiser les profits ou minimiser les pertes. Au contraire, les ventes de la Fed laissent apparaitre l’intention de faire baisser le prix sans aucun regard pour la préservation de profits et sans peur de réaliser des pertes, parce que le but est d’infliger le plus de dommage possible au prix et d’intimider les acheteurs potentiels.
La Fed manipule aussi activement via la plateforme GLOBEX. Le marché GLOBEX est ponctué de périodes « calmes » durant lesquelles le volume de transactions est très faible. C’est durant ces périodes que les agents de la Fed bombardent le marché de quantités massives de contrats à terme sur l’or dans un très court laps de temps, dans le but de faire baisser le prix. Les banques savent qu’il n’y a pas beaucoup d’acheteurs durant ces périodes pour absorber les ventes. Cela fait baisser le prix plus violemment que si cette opération de vente se réalisait à des heures plus actives.
Un exemple probant de ce type d’intervention a eu lieu le 18 décembre 2013, immédiatement après que le FOMC (Federal Open Market Committee) ait annoncé sa décision de réduire ses achats d’obligations de $10 milliards par mois, à partir du 1 janvier 2014. Alors que toutes les autres Bourses étaient fermées, y compris le COMEX, une quantité massive de contrats à terme sur l'or du COMEX furent déversées sur le GLOBEX durant une de ses périodes calmes. Cette vente a fait descendre le prix de l’or de $23 en l’espace de deux heures. La vague suivante de ventes de contrats à terme eu lieu pendant la nuit, à 2h 30, heure de New York, le 19 décembre. Ce moment de la journée est une des périodes les moins actives des 23 heures de trading (tout trading est suspendu une heure par jour). Plus de 4,900 contrats représentant 14,5 tonnes d’or ont été déversés sur le GLOBEX en deux minutes, de 2h 40 à 2h 41, provoquant une chute de $24 du prix de l’or. Mais ce n’était pas encore la fin des ventes. Peu après l’ouverture du COMEX plus tard ce même matin, 1,654 contrats furent encore vendus, suivi peu de temps après par 2,295 contrats. Cela représentait 12,2 tonnes d’or. Et alors, à 10h, 2,530 contrats ont été déversé sur le marché, suivi d’encore 3,482 contrats moins de six minutes plus tard. Ces ventes s'élevaient à 18,7 tonnes d’or.
 

 
En tout, en six minutes sur une période de huit heures, une quantité totale de 37,6 tonnes métriques (environ 10% plus lourdes que les tonnes US) d’or en contrats à terme ont été vendues. Les contrats vendus durant ces six minutes ont représenté 10% du volume total échangé pendant les 23 heures de cette journée. Quatre dixièmes d’un pourcent de la journée de trading a produit 10% du volume total. L’or représenté par les contrats à terme vendus durant ces six minutes dépassait plusieurs fois la quantité d’or physique disponible sur le COMEX pour livraison.
L'objectif de cette baisse du prix de l’or était d’empêcher que l’annonce de la Fed de réduire ses achats d’obligations (le fameux tapering) ne pousse le dollar, ainsi que les marchés boursiers et obligataires, à la baisse. Les marchés ont compris que la liquidité amenée par l’assouplissement quantitatif, le QE, est la raison pour laquelle les prix des actions et des obligations sont élevés, et ils savent aussi que les gains provenant d’une Bourse en hausse découragent les achats d’or. Auparavant, quand la Fed avait mentionné qu’elle pourrait réduire ses achats d’obligations, la Bourse déclina et les obligations ont été vendues. Pour neutraliser la peur des marchés, la Fed a manipulé les marchés de l’or et les Bourses. (Lire l'explication de Pam Martens sur la manipulation des marchés boursiers) .
La manipulation du marché de l’or dure au minimum depuis le début du marché haussier de l’or, à la fin des années 2000, mais cette tendance de vente des contrats à terme à découvert s'est accélérée ces deux dernières années, pendant le déclin du prix de l’or depuis son pic de $1,900 de septembre 2011. Le prix de l'or est le plus régulièrement attaqué à certaines heures-clé de la période de trading de 23 heures du COMEX. Le plus souvent dès l’ouverture du COMEX, à 8h 20, heure de New York. Pour donner le ton, le prix de l’or est poussé à la baisse à l’ouverture du COMEX. Voici les autres heures où les contrats à terme sur l'or sont le plus vendues durant les périodes avec le moins de liquidités dans le système GLOBEX (heure de New York):
- 18h ((heure de NY), les jours de semaine, lorsque le GLOBEX ré-ouvre après une fermeture d’une heure;
- 18h (heure de NY), le dimanche, quand le GLOBEX ouvre pour la semaine;
- 2h30 (heure de NY), lorsque le Shanghai Gold Exchange ferme;
- 4h (heure de NY), tout de suite après le fixing de l'or du matin sur le LBMA, à Londres;
- 14h (heure de NY), tous les jours, mais surtout le vendredi, après la fermeture du floor du COMEX – on peut opérer seulement sur le GLOBEX, c’est un moment où il y a peu de liquidités, et les autres marchés sont encore fermés.
En plus de vendre des contrats à terme sur le COMEX pour faire descendre le prix de l’or, la Fed et ses agents, les bullion banks, vendent aussi, de façon intermittente, de grandes quantités d’or physique sur le marché londonien du LBMA. Le processus pour acheter et vendre de l’or physique est plus encombrant et compliqué que celui de la vente de contrats à terme. Quand une grande quantité d’or physique est déversée sur le marché londonien d’un coup, cela force le marché à la baisse beaucoup plus que ne peut le faire un montant équivalent de contrats à terme. Comme la disponibilité de grandes quantités d’or physique est très limitée, ces gros déversements d’or physique sont utilisés judicieusement, de manière sélective, et à des moments où l’effet escompté sur le marché sera le plus efficace.
L'objectif principal de ces ventes à découvert des contrats à terme sur le COMEX est de protéger la valeur du dollar de l’offre grandissante de dollars créés par la politique d’assouplissement quantitatif de la Fed. L’usage par la Fed du prêt d'or pour fournir de l’or au marché, afin de réduire le taux d’augmentation du prix de l’or, a drainé les réserves d’or de la Fed et crée une pénurie d’or physique. Historiquement, la plupart des gros acheteurs d’or ont toujours laissé leur or dans les coffres de la Fed, de la Banque d’Angleterre ou des bullion banks, plutôt que d’avoir à supporter les coûts de transfert de l'or dans des coffres situés dans leur pays. Cependant, d’autres gros acheteurs d’or, comme la Chine, exigent maintenant la livraison de l’or qu’ils achètent.
Les demandes pour livraison d’or ont nécessité l’utilisation de tactiques extraordinaires et, apparemment, illégales, pour obtenir de l’or physique pour régler des contrats à terme nécessitant livraison et être en mesure de livrer l’or acheté sur le LBMA. L’or pour livraison est obtenu à partir de transactions opaques de prêts d’or de la banque centrale, ou en « empruntant » de l’or de clients détenu par des bullion banks comme JP Morgan dans leurs coffres du LBMA, et en pillant dans les fonds d’or, comme le GLD, en achetant de nombreuses parts pour les convertir en or physique.
Le prêt d'or des banques centrales consiste à prendre de l’or dont elles ont la garde et de le prêter aux bullion banks. Les banques vendent cet or sur le marché physique de Londres. Ces opérations de prêts rendent disponible de l’or qui peut être livré aux acheteurs dans des quantités qui ne seraient pas disponibles aux prix existants. L’utilisation du prêt de l’or pour en manipuler le prix est devenu une pratique régulière dans les années ’90. Même si les banques centrales admettent être engagées dans ces opérations de prêt d’or, elles n’en admettent pas le but, qui est de modérer les hausses du prix de l’or, même si le président de la Fed, Alan Greenspan, a avoué, durant un témoignage devant le Congrès sur les produits dérivés en 1998, que « les banques centrales se tiennent prêtes à prêter de l’or en quantité importante si le prix grimpe ».
Une autre méthode pour obtenir de l’or à vendre ou à livrer est connue sous le nom de « ré-hypothécation » : une banque ou une maison de courtage « emprunte » les actifs de clients en garde chez elle. Techniquement, les clients de ces banques/maisons de courtage signent un accord en ouvrant un compte dans laquelle il est dit que les actifs dans le compte pourraient être mis en collatéral pour des prêts, comme des prêts sur marge. Mais les banques prennent alors ces actifs et s’en servent pour leurs propres intérêts, au lieu de ceux des clients. C’est cela, la ré-hypothécation. Même si les banques centrales rendent publique leurs activités de prêt, les banques/maisons de courtage ne communiquent pas sur les détails de la ré-hypothécation.
Tout au long de ce marché haussier de l’or de treize ans, le prêt de l’or et les opérations de ré-hypothécation ont vidé une grande partie de l’or des réserves de la Réserve fédérale, de la Banque d’Angleterre, de la Banque centrale européenne, et des bullion banks telles JP Morgan Chase. La diminution des réserves d’or commença à causer problème quand le Vénézuéla devint le premier pays à rapatrier tout son or détenu par les banques centrales étrangères, principalement par la Fed et la Banque d’Angleterre. La demande du Vénézuéla fut provoquée par des rumeurs circulant sur les marchés selon lesquelles l’or était prêté et hypothéqué en quantités de plus en plus grandes. Environ un an plus tard, l’Allemagne a fait une requête similaire. La Fed refusa d’honorer la demande de l’Allemagne et négocia un rapatriement sur sept ans de 300 des 1,500 tonnes que l’Allemagne possède. Cela a prouvé que la Fed n’a tout simplement pas l’or qu’elle est supposée détenir pour l’Allemagne.
Pourquoi la Fed a-t-elle besoin de sept ans pour rendre 20% de l’or de l’Allemagne? La réponse est que la Fed ne peut pas livrer cet or car elle ne l'a pas dans ses coffres. En 2011, cela prit quatre mois pour rendre au Venezuela ses 160 tonnes d’or. Il semble évident que l’or n’était pas disponible et devait être emprunté, peut-être de clients privés qui ne se doutent pas que leur or détenu en fiducie puisse être utilisé.
Les banques centrales Occidentales ont poussé le système de réserves fractionnaires d’or à un tel point quelles n’ont pas assez de réserves pour couvrir les retraits. Le système bancaire de réserve fractionnaire a été crée quand des orfèvres du Moyen-Âge se rendirent compte que les détenteurs d’or entreposé dans leurs coffres le retiraient rarement. Ceux qui avaient de l’or en dépôt faisaient circuler des réclamations papier sur cet or. Ce qui permit aux orfèvres de prêter de l’or qu’ils n’avaient pas en émettant des reçus de papier. C’est ce que la Fed a fait. La Fed a créé des réclamations papier pour faire baisser le prix de l’or. Ces réclamations représentent plusieurs fois la quantité d’or disponible pour livraison. La Royal Bank of India rapporte que les réclamations papier sont 93 fois supérieures à la quantité d’or disponible pour livraison.
Les systèmes de réserves fractionnaires craquent quand trop de déposants ou détenteurs de réclamations papier en demandent livraison ou conversion. Une cassure est en train d'avoir lieu dans les opérations de réserves fractionnaires d’or . Ces dernières années, les marchés asiatiques – spécifiquement et spécialement les Chinois – exigent la livraison immédiate des lingots qu’ils achètent. Cela a poussé la Fed, le Trésor et les bullion banks, à utiliser tous les moyens possibles pour se débarrasser du plus grand nombre de mains « faibles » possible, afin d’acquérir de l’or physique qui puisse être livré aux acheteurs asiatiques.
Le déclin de $650 du prix de l’or depuis son pic de $1,900 en septembre 2011 est le fruit d’un effort commun de manipulation pour, à la fois, protéger le dollar US de l’assouplissement quantitatif (QE) et libérer assez d’or pour satisfaire les demandes de livraison d'o physique des asiatiques.
À peu près à la même période que la chute important du prix de l’or en avril 2013, les comptes publics de la Banque d’Angleterre ont démontré une baisse de 1,300 tonnes dans les stocks d’or du pays. Cela n’a pas été nié, ni expliqué, par les officiels de la Banque d’Angleterre, malgré la publication de plusieurs enquêtes. Cet or était gardé mais n’appartenait pas à la Banque d’Angleterre. La vérité est que ces 1,300 tonnes d’or ont servi à satisfaire les demandes de livraison des gros acheteurs asiatiques. C’est une chose, pour la Fed ou la Banque d’Angleterre, que de vendre, prêter ou ré-hypothéquer de l’or gardé dans leurs coffres, en sachant que son ou ses propriétaires ne le réclameront pas pendant un certain temps, mais c’en est une autre de faire défaut sur une livraison d’or exigée par les Asiatiques.
Un seul défaut sur livraison d’or acheté mettrait fin à la capacité de la Fed à manipuler le prix de l’or. Le monde entier réaliserait que la demande pour l’or excède largement l’offre, et le prix de l’or exploserait à la hausse. La Réserve fédérale perdrait le contrôle et devrait abandonner ses assouplissements quantitatifs (QE). Autrement, la valeur d’échange du dollar s’effondrerait, amenant la fin de l’hégémonie américaine sur le monde.
En avril dernier, la dernière poussée à la baisse du prix de l’or débuta quand Goldman Sachs émit un rapport d’ « analyse technique » avec une cible de $850 l’once (l’once s'échangeait alors autour de $1,650). Goldman Sachs a aussi laissé savoir à toutes les grandes maisons de courtage et hedge funds de New York que le prix de l’or allait baisser fortement et a poussé les brokers à conseiller à leurs clients de se débarrasser de tout leur or physique et/ou de leurs parts dans des trusts d’or physique comme le GLD ou le CEF. Le GLD et le CEF sont des fonds qui achètent de l’or/argent physique et émettent des parts qui représentent des réclamations sur le métal détenu. Les parts sont vendues en tant qu’investissement dans l’or, mais elles représentent des réclamations qui ne peuvent être converties qu’en très grands blocs de parts, comme 100,000, et peut-être seulement par les bullion banks. Le GLD est le plus grand ETF d’or, mais pas le seul. Le but de l’annonce de Goldman Sachs était de faire augmenter les ventes d’or, magnifiant ainsi l’effet des ventes short de contrats à terme. Les fortes ventes de contrats à terme ont fait baisser le prix de l’or et ont forcé d’autres détenteurs à vendre leurs parts de GLD et des autres ETF, parts qui ont été rachetées par les bullion banks et converties en or.
Début 2013, le GLD possédait 1,350 tonnes d’or. Le 12 avril, quand les grosses opérations de manipulation débutèrent, le GLD possédait 1,154 tonnes. Après la série de raids successifs en avril, la sortie du GLD s'accéléra et, aujourd'hui, il ne reste que 793 tonnes. En un peu plus d’un an, plus de 41% des lingots d’or détenus par le GLD ont été déplacés – la plupart après les interventions de la mi-avril.
De plus, la Banque d’Angleterre a rendu son or disponible pour que les bullion banks puissent l’acheter afin d’augmenter leur capacité de livraison d’or aux clients asiatiques.
La presse financière, habituée à discréditer l’or comme assurance contre l’impression monétaire, prétend que le déclin de l’or physique détenu par le GLD constitue une indication que le public rejette l’or comme investissement. En fait, la manipulation à la baisse du prix de l’or est conçue systématiquement pour inciter les détenteurs du GLD à se débarrasser de leurs parts. Cela permet aux bullion banks d’accumuler la quantité nécessaire de parts du GLD pour les convertir et envoyer cet or en Asie pour pouvoir satisfaire les demandes massives de livraison. Par exemple, dans l’événement décrit plus haut du 6 janvier, 14% du volume total du GLD pour la journée s'est échangé en une minute, commençant à 10h 24. Le volume total de transactions du GLD pour la journée a été de 35% supérieur à la moyenne des dix jours de trading précédents.
Avant 2013, la quantité d’or dans les entrepôts du GLD constituait un des plus grands stocks d’or au monde. Le déclin marqué des inventaires d’or du GLD constitue l’indicateur le plus éloquent de la pénurie grandissante d’or physique pouvant être livré sur le marché asiatique et à d’autres gros acheteurs d’or physique. Et, plus le prix de l’or est poussé à la baisse sur le marché-papier de l’Ouest, plus la demande asiatique pour le métal physique augmente sur les marchés asiatiques. De plus, plusieurs autres plus petits ETF ont eu des retraits d’or similaires. En incluant les plus de cent tonnes disparues des entrepôts du COMEX, plus de 1,000 tonnes d’or ont disparu des ETF et des banques l’an passé. Et encore, on ne peut savoir combien d’or détenu dans les coffres privées des bullion banks pour de riches investisseurs a été ré-hypothéqué. Tout cet or a été déplacé afin d’éviter un défaut de livraison sur les demandes des acheteurs asiatiques, qu’il s’agisse d’acheteurs commerciaux, d’investisseurs ou des fonds souverains.
La Réserve fédérale semble être prise au piège. La Fed crée approximativement 1,000 milliards de nouveaux dollars US annuellement afin de supporter le prix des produits dérivés reliés à la dette dans les bilans des banques « trop grandes pour faire faillite », les TBTF, et afin de financer le déficit budgétaire fédéral, qui est maintenant trop élevé pour être financé par le recyclage des surplus commerciaux de la Chine et de l’OPEP en dette du Trésor américain. Le problème avec l’assouplissement quantitatif est que la création annuelle d’une énorme quantité de nouveaux dollars fait sourciller les détenteurs, américains et étrangers, de vastes quantités d’instruments financiers libellés en dollars US. Ils voient leurs réserves en dollars diluées par la création de nouveaux dollars, qui ne sont pas créés à cause d’une augmentation de la richesse ou du PIB, et pour lesquels il n’y a pas de demande.
Le QE constitue une menace pour la valeur d’échange du dollar. Craignant que la dévalorisation du dollar par rapport à l’or puisse s’étendre dans les marchés de change et déprécier le dollar, la Réserve fédérale a décidé d’utiliser des méthodes plus extrêmes pour manipuler le prix de l’or.
Quand l’or a atteint $1,900, la Réserve fédérale paniqua. La manipulation du prix de l’or devint plus intense. Il devint de plus en plus indispensable de faire baisser le prix... mais ce prix plus bas fit que la demande asiatique augmenta, avec de moins en moins d’or pour satisfaire cette demande.
En ayant émis plus de réclamations-papier sur l’or qu’il y a de l’or physique, la Fed s’est servie de ses bullion banks pour vider l’or des ETF afin d’éviter des défauts de livraison pour l’Asie. Un seul défaut de livraison ferait s’effondrer le système fractionnaire d’or qui permet à la Fed de faire baisser le prix de l’or et de protéger le dollar du QE.
La banque centrale américaine laisse toute intégrité et légalité de côté afin de servir une poignée de banques, auxquelles la dé-réglementation financière a permis de devenir « too big to fail », aux dépens de notre économie et de notre monnaie. Quand la Fed n’aura plus d’or à emprunter, ré-hypothéquer, ou à voler des ETF, elle devra abandonner son QE, sinon le dollar US s’effondrera et, avec lui, le pouvoir de Washington d’exercer son hégémonie sur le monde.
 
Berghoul
Consultant chartiste
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LA SIDÉRURGIE AU CŒUR D’UN THRILLER INDUSTRIEL

le Mar 3 Déc - 19:47
LA SIDÉRURGIE AU CŒUR D’UN THRILLER INDUSTRIEL
TUBISTES ET TRÉFILEURS CONTRE LES MONOPOLES
DÉFENSE COMMERCIALE VS NOUVEAUX SEIGNEURS
DES CLAUSES DE SAUVEGARDE D’UNE DURÉE DE 4 ANS



Le monde de la sidérurgie est en ébullition. Et pour cause, les mesures de défense commerciale réclamées distinctement par l’Association des sidérurgistes du Maroc (ASM) et Maghreb Steel. L’une a demandé des clauses de sauvegarde contre l’importation de fil machine et rond à béton. La seconde exige plutôt des mesures antidumping contre la tôle importée de l’UE et de la Turquie. L’ASM s’est plainte en premier «des importations massives» de fil machine et de fer à béton en provenance surtout du Portugal et de l’Espagne. Sa requête fait valoir ainsi l’instauration de clauses de sauvegarde (voir encadré). L’enquête du ministère délégué au Commerce extérieur avait conclu provisoirement à «l’existence des importations massives, du dommage grave et du lien de causalité». Ce qui a donné lieu à l’application temporaire d’un droit additionnel de 500 DH/tonne. Désormais, la mesure a été définitivement adoptée pour une durée de 4 ans.
Ce feuilleton relativement clos a permis de rendre visible une profession peu connue, les tréfileurs. A partir du fil machine, ces derniers fabriquent des clous, des fils barbelés, des chaînes…  Si les tréfileurs n’avaient pas obtenu des quotas à l’import, les clauses de sauvegarde allaient les «terrasser». Le contingent annuel auquel ils ont eu droit a été fixé à 100.000 tonnes pour le fil machine et 28.000 autres pour le fer à béton. L’avis 13/13 du département du Commerce extérieur précise qu’il y aura «une augmentation annuelle des quotas à hauteur de 5%». Cette hausse programmée sur 4 ans est-elle vraiment une bouée de sauvetage pour les tréfileurs? Possible. Car la longue liste «des pays ou territoires douaniers» en développement non concernés par le droit additionnel -et donc par les clauses de sauvegarde- compte des pays comme la Turquie, le Brésil, la Chine et l’Inde… Exception qui est reconnue aux pays en développement membres de l’OMC.
Les importateurs pourront toujours contourner le bouclier commercial en allant s’approvisionner chez les Chinois ou les Turcs. Option déjà exploitée par certains tréfileurs qui figurent notamment sur la première liste établie au titre du 2e semestre 2013: 37.000 tonnes pour le fil machine et 10.500 tonnes pour le rond à béton. Liste qui a elle-même fait l’objet d’une âpre bataille et qui allait précipiter l’éclatement de l’alliance fragile des tréfileurs. «Erreurs de calcul, industriels fantômes, amalgames entre importateurs et transformateurs», telles sont les critiques avancées par les associations professionnelles pour faire torpiller la version initiale de la liste des contingents établie par le ministère délégué au Commerce extérieur (cf. L’Economiste du 26 avril et 16 août 2013). Vu que les volumes libres de droit additionnel sont plus conséquents en 2014, il est à parier qu’une guerre fratricide risque d’éclater chez les tréfileurs. L’établissement de la nouvelle liste servant ainsi de déclencheur.
L’Association des sidérurgistes du Maroc, elle, tente de se rattraper via les normes qualité. Pas question de laisser la porte ouverte à tout va: son président, Ayoub Azami, confie avoir tenu des réunions avec le ministère de l’Industrie et du Commerce. Le but étant de «verrouiller» la frontière aux importations de fer à béton et de fil machine dont «la qualité est douteuse». Légitime, mais est-ce suffisant?
Les experts  d’Euler Hermes, eux, annoncent que la sidérurgie mondiale se reconfigure avec la montée en puissance de la Chine, l’Inde et le Brésil. «La question des surcapacités et des restructurations risque encore de se poser pendant des années», selon une étude de 2013.
Contexte qui ne laisse pas vraiment place à trop d’illusion quant à la portée des mesures de défense commerciale. Y compris en termes de durée: 4 ans renouvelable une fois pour les clauses de sauvegarde. Et même si Sonasid est adossé à un géant de l’acier, Arcelor 
Mittal, n’a-t-elle pas «souffert» des importations «massives»?
C’est justement là où ce thriller industriel devient plus poignant. Arcelor 
Mittal est aujourd’hui visé à son tour par des droits antidumping et conteste fermement l’enquête provisoire de la direction de la politique des échanges commerciaux (cf. L’Economiste du 2 décembre 2013). Maghreb Steel, à l’origine de la requête antidumping et unique producteur local de tôle, doit en plus faire face à l’offensive de l’Association des fabricants de tubes (Afatube). Une réunion plénière est tenue ce mardi 3 décembre à Casablanca avec la Fédération des industries métallurgiques, mécaniques et électromécaniques (FIMME). Celle-là même à qui ils ont reproché de n’avoir pas pesé pour préserver leurs droits. Or l’arbitrage de la FIMME entre l’Association des sidérurgistes du Maroc et les tréfileurs a permis de trouver un compromis.
La réunion d’aujourd’hui entre la Fédération et les tubistes s’annonce donc chaude et n’est pas ouverte au public. Le département du Commerce extérieur vient de son côté de proroger jusqu’au 23 décembre 2013 le délai fixé pour que les protagonistes transmettent leurs commentaires relatifs aux résultats provisoires de l’enquête.
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La Bourse de Casablanca moins dynamique que les marchés de la région

le Sam 30 Nov - 19:49
La Bourse de Casablanca moins dynamique que les marchés de la région


Alors que la place casablancaise est en baisse de 1,2%, celles de Jordanie et d’Egypte sont en hausse de 1,9% et 10,2%. 65 sociétés cotées au Maroc contre 67 en Tunisie, 242 en Jordanie et 385 en Turquie. Le Maroc fait mieux que la Tunisie côté volume, mais demeure loin derrière les autres pays.

La Bourse de Casablanca s’est nettement redressée ces dernières semaines. Elle a ramené sa contre-performance depuis le début de l’année à -1,2% à la mi-novembre contre -11% en août, sachant qu’elle avait clôturé l’année 2012 sur une baisse de 15%. La confiance des investisseurs semble donc se rétablir progressivement, compte tenu notamment de la stabilité politique et économique du pays. Cela dit, si la place casablancaise se porte moins mal, elle ne fait pas forcément mieux que les bourses des pays voisins ou à économie comparable qui évoluent pourtant dans un contexte moins favorable. L’Egypte et la Jordanie, par exemple, s’en sortent bien cette année; leurs indices ont enregistré, depuis début janvier, une progression respectivement de 10,2% et 1,9%. Les Bourses de Tunis et d’Istanbul ne se sont contractées que de 2% et 2,70% dans l’ordre en dépit des fortes perturbations politiques et sociales que connaissent ces pays.

En effet, la Bourse de Tunis subit de plein fouet le contexte actuel marqué par la multiplication des manifestations, le retard pris dans la formation du gouvernement et dans la mise en place d’une nouvelle Constitution. Cette situation pousse les investisseurs étrangers à liquider leurs positions sur le marché, sachant qu’au début de l’année, les prémices d’un redressement politique les avaient encouragés à s’y repositionner. Ils ne génèrent actuellement plus que 22,3% des transactions avec un solde vendeur, contre plus de 25% au début de l’année.
Il faut dire que «le marché tunisien est spécial. D’un côté, il est représenté dans sa majorité de PME. D’un autre, les investisseurs nationaux détiennent pour la plupart des plans d’épargne actions, ce qui limite leurs sorties du marché au vu des avantages fiscaux qui y sont liés», explique un analyste. Du coup, le volume d’échanges demeure faible à près de 46 MDH en moyenne quotidienne. Ceci n’est pas forcément négatif puisque la configuration du marché tunisien a contribué à limiter sa casse.


Huit introductions en Bourse à Tunis, sept à Istanbul et quatre au Caire

Cette conjoncture défavorable aurait pu enfoncer davantage le marché si certaines sociétés cotées n’avaient pas pris des mesures afin d’attirer les épargnants. Elles ont ainsi procédé à nombre d’opérations, appréciées par le public, à l’instar des rémunérations exceptionnelles ou des attributions d’actions gratuites. De même, compte tenu du resserrement des conditions de financement par les banques, les sociétés, surtout les PME, n’ont eu d’autre recours que de passer par le marché financier pour lever des fonds. D’ailleurs, 2013 est qualifiée d’année record en termes d’introductions en Bourse avec 8 opérations, ce qui porte le nombre de sociétés cotées à 67. Ainsi, avec une baisse limitée des cours des actions et l’entrée en bourse de 8 sociétés, la capitalisation boursière du marché a atteint 68 milliards de DH.

Le marché d’Istanbul affiche, pour sa part, une contre-performance de 2,70% depuis début janvier sous l’effet notamment des différentes manifestations sociales qu’a connues le pays et qui se sont transformées en troubles politiques. Cette contraction n’est que momentanée puisque la bourse turque est connue pour être la plus performante de la région. Pour rappel, elle a progressé de plus de 50% en 2012, soit la plus forte performance au niveau de l’Europe et des pays à économie comparable (à côté de l’Egypte). En outre, la bourse est considérée parmi les plus grandes de la région. Avec une capitalisation de
2 584 milliards de DH, elle draine quotidiennement un volume moyen de 11,4 milliards de DH «qui est amené à augmenter encore plus avec le redressement de la situation actuelle», note notre source. Elle englobe 385 sociétés cotées et a accueilli 7 introductions en bourse au titre de cette année. Par ailleurs, sur le plan économique, les fondamentaux du pays demeurent solides. En effet, L’économie du pays a affiché une croissance de 2,10% sur le 2e trimestre et de 1,50% sur les trois premiers mois de l’année. De plus, Moody’s Investors Service a été la deuxième agence de notation internationale à relever la note de crédit de la Turquie à l’investment grade.
La Bourse d’Amman, elle, se trouve pénalisée par son positionnement dans une région à fortes tensions géopolitiques. Bien qu’elle opère dans un climat interne de stabilité politique et économique, les investisseurs craignent une possible contagion des risques voisins. Quoi qu’il en soit, elle a réalisé une progression de 2% contre une baisse du même ordre à fin 2012. Il faut dire qu’elle est classée en tête de peloton des bourses arabes attractives, vu la part des investisseurs étrangers dans le volume des transactions qui se situe à 37%. Cela tient d’abord au maintien du rythme de croissance économique du pays qui a affiché 3,2% sur le second trimestre de l’année au lieu de 2,6% un trimestre auparavant. Ensuite, la bourse draine des volumes intéressants d’environ 15 milliards de DH, ce qui la place parmi les marchés financiers les plus actifs. Enfin, elle totalise 242 sociétés cotées avec une capitalisation boursière d’un peu plus de 224 milliards de DH et dispose d’une diversité sectorielle importante, ce qui encourage le placement et multiplie les opportunités de réaliser les plus-values.


La Bourse du Caire est, quant à elle, un cas particulier, car, en dépit de la fragilité politique et économique du pays et la frilosité des investisseurs, elle a réussi à hisser sa performance à 10,5%. En fait, «le marché demeure soutenu par les investisseurs étrangers arabes», explique un professionnel. D’ailleurs, le poids global des investisseurs étrangers demeure important à près de 25,2% contre 30% au début de l’année 2012. Les échanges sur le marché sont toujours dynamiques et s’élèvent à 962 MDH en moyenne par jour grâce, entre autres, à la mise en place d’un marché à terme qui contribue à améliorer la liquidité de la place et à la préserver contre les renversements de tendance. «Ce marché à terme reste certes petit, mais il joue quand même son rôle et renseigne sur le degré d’avancée d’une place boursière par rapport à une autre», souligne notre professionnel. Par ailleurs, la bourse a accueilli 4 nouvelles sociétés portant le nombre des sociétés cotées à 212 et la capitalisation boursière à 477 milliards de DH. En tout cas, «le marché égyptien regorge d’opportunités de placement, mais il reste très volatil au vu des soulèvements que vit le pays. D’autant que les indicateurs économiques du pays ne sont pas très encourageants», ajoute-t-il. Le taux d’inflation ressort à 11% et le taux de croissance à 2,3% au 2e trimestre. Néanmoins, en cas de reprise économique et politique, il demeure à côté de celui de la Turquie, parmi les marchés de la région qui devraient enregistrer un afflux massif des capitaux étrangers.

Finalement, si certains pays de la région pâtissent de tensions socio-politiques internes, notamment l’Egypte et la Tunisie, entraînant ainsi une volatilité de leurs marchés financiers, l’atonie de la place casablancaise tient à d’autres facteurs. C’est en effet le manque de dynamisme des investisseurs, couplé à l’absence de papier frais (aucune introduction en Bourse depuis janvier 2012) ou encore d’incitations fiscales qui ont induit cette léthargie. De plus, les investisseurs étrangers, qui ont déserté le marché progressivement depuis le déclenchement de la crise en 2008, ne sont toujours pas de retour, préférant saisir les opportunités de placement dans d’autres pays émergents. Dans ce contexte, les volumes peinent à se redresser, avec une moyenne quotidienne qui s’établit aujourd’hui à 96 MDH, et une capitalisation boursière qui a fondu comme neige au soleil, à 444 milliards de DH. Les analystes contactés recommandent aux intervenants et aux pouvoirs publics de tirer des leçons des expériences voisines et lancent un appel pour mettre en place les mesures nécessaires afin de redynamiser le marché, surtout que «les investisseurs ne jugent pas une bourse en fonction de ses avancées technologiques, mais plutôt en fonction de sa profondeur et du degré de sa liquidité», met en garde un professionnel.

Le Maroc toujours cher par rapport aux pays à économie comparable

Hormis le degré de liquidité d’un marché, les investisseurs prennent en considération son niveau de valorisation. Dans ce cadre, le Maroc demeure toujours cher par rapport aux bourses voisines malgré le cycle baissier dans lequel il s’est inscrit depuis 2008. Ainsi, au moment où le PER de la place casablancaise se situe à 15, il s’établit à 14,4 en Egypte et 14,5 en Jordanie. Il est de 11 en Turquie et de 12,9 en Tunisie.
En revanche, en termes de rendement de dividendes, le Maroc est mieux placé. Le rendement du marché casablancais atteint 4,3% contre 3,8% en Tunisie et 2,5% en Turquie. La Jordanie et l’Egypte restent en tête avec respectivement 4,6% et 6,7%.



Source : La Vie éco


www.lavieeco.com

2013-11-26
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