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ONA et SNI: fusion stratégique pour dynamiser la bourse de Casablanca

le Ven 26 Mar 2010 - 18:25
ONA et SNI: fusion stratégique pour dynamiser la bourse de
Casablanca






Mouatassim

Belghazi, le PDG de l'ONA.
©️ Alexandre Dupeyron pour J.A.



Lors d’une réunion le 25 mars 2010, les
conseils d’administration de la SNI et de l'ONA ont décidé la fusion de
ces deux entités phares de la finance et de l’industrie marocaine.
Objectif: stimuler la place financière de Casablanca.
L’annonce du de la fusion du holding Omnium
nord-africain (ONA) et de son bras financier la Société nationale
d’investissement (SNI) a provoqué une véritable ébullition au sein de la
bourse casablancaise le vendredi 26 mars. La création de la nouvelle
entité passe par le retrait des cotes du bloc ONA-SNI (formé des valeurs
ONA, SNI, Cosumar, Lesieur, Centrale Laitière, Attijariwafa
Bank, Wafa Assurance, Lafarge Ciments, Sonasid, Managem, et SMI).
Les deux titres cotaient respectivement à 1 832 et 1 325 à la clôture du
marché boursier, jeudi 25 mars. Deux offres publiques de retrait seront
déposées au prix respectifs de 1900 dirhams et de 1650 dirhams par
action.
Objectif de la manœuvre : « dépasser la vocation de groupe
multi-métiers au profit de celle de holding d’investissement exerçant un
seul métier : celui d’actionnaire professionnel », indique un
communiqué de l’ONA. L'ambition de ce géant marocain au chiffre
d'affaire consolidé 2008 de 36 635 millions de dirhams (soit environ
3,28 milliards d'euros) est désormais de devenir un « catalyseur de
création de valeur dans des entreprises leader et un incubateur de
projets structurants ». En clair, les domaines de prédilection du groupe
dirigé par Mouatassim
Belghazi ne changent pas. Outre les opérations financières, il
s’agit toujours des activités dites stratégiques : les mines,
l’agroalimentaire, la distribution et les relais de croissance comme les
technologies de la communication, l’énergie et l’environnement.

« Participations significatives non majoritaires »
Néanmoins, le changement de méthode et de philosophie du nouveau holding
impliquera à terme une « réduction progressive » du périmètre de ses
activités à travers « la cession sur le marché boursier du contrôle
d’entités autonomisées », au premier rang desquelles Cosumar, Lesieur et
l’ensemble Centrale laitière/Bimo/Sotherma. La nouvelle entité aura
pour vocation de détenir des participations « significatives non
majoritaires », sauf dans les cas de contrôle conjoint (Lafarge Maroc et
Sonasid) et « d’incubation de nouveaux projets ou de participations en
développement » (Wana, Marjane,
Onapar, Nareva,
Optorg).
Enfin, la fusion vise à accompagner des entreprises leaders dans leur
domaine et des projets « structurants pour l’économie marocaine ». Le
nouveau holding sera ainsi « régulièrement amené à céder au marché le
contrôle des entreprises ayant atteint leur vitesse de croisière »,
indique le communiqué. Ce qui signifie mécaniquement une attractivité
renouvelée de la place boursière marocaine avec une augmentation des
flottants donnant aux investisseurs institutionnels une plus grande
influence sur les sociétés cotées.
DaRk-H
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Re: FUSION ONA et SNI Avec OFFRE PUBLIQUE DE RETRAIT

le Lun 29 Mar 2010 - 8:59
ONA-SNI: Les raisons, les objectifs et les perspectives d'une réorganisation

La réorganisation annoncée de l'ONA et de la SNI ne passera certainement pas sans avoir des effets salutaires sur une dynamique des plus vertueuses. Dans un entretien accordé au Matin, Mouatassim Belghazi, PDG du holding ONA, revient sur les raisons de cette réorganisation ainsi que sur les perspectives qu'elle ouvre.

Non seulement pour la nouvelle entité, mais aussi pour l'économie nationale de manière générale. Enumérant les raisons de cette réorganisation, M. Belghazi met en tête l'évolution de la vocation d'un groupe multi-métiers à celui de holding d'investissement. Un recadrage stratégique qui devra permettre de mobiliser les énergies « autour de la définition et le suivi de stratégies de développement ambitieuses, en confiant la gestion opérationnelle aux managements respectifs des filiales qui seront de fait responsables devant leurs organes de gouvernance respectifs », tient à préciser M. Belghazi. Plus concrètement, cette réorganisation induit « la fusion d'ONA et de SNI en un holding d'investissement unique, non coté, qui n'aura plus vocation à détenir de participations majoritaires, sauf dans les cas de certains métiers en phase de développement », dixit notre interlocuteur. Quant aux éventuels impacts du retrait des deux entités de la Bourse, notre interlocuteur assure que l'opération, dans sa globalité, « aura sans conteste un impact positif » sur la place casablancaise. D'autant, estime-t-il, que cette réorganisation « participera à redynamiser le marché boursier marocain ». En vue de mieux éclairer les lanternes, M. Belghazi affine en soulignant que « si le retrait d'ONA et de SNI de la Bourse en diminuera automatiquement la capitalisation, l'impact de l'opération sur le marché, qui se mesure davantage par les volumes de transactions, n'en sera pas négatif ». Plus encore, en deux temps, l'on pourra mesurer l'effet de cette opération. En effet, l'annonce du retrait induit « un mouvement de réallocation des portefeuilles des intervenants qui contribuera à animer le marché », ceci dans un premier temps. Dans un deuxième temps, indique-t-il, « la cession en Bourse du contrôle de certaines de nos filiales matures participera significativement à la dynamisation du marché ». En termes de perspectives, notre interlocuteur nous révèle, tout en énumérant les cinq axes nodaux de la stratégie du holding d'investissement, que l'ambition qui anime la nouvelle entité st de devenir un investisseur de référence au Maroc.

Lire l'entretien réalisé par M.J.
Entretien avec Mouatassim Belghazi, Président-directeur général du Groupe Omnium Nord Africain (ONA)

Le holding d'investissement ciblera, dans sa stratégie, les projets et sociétés de taille significative, sur des secteurs attractifs, présentant de fortes barrières à l'entrée et des niveaux de rentabilité satisfaisants pour les actionnaires.

LE MATIN : Le 25 mars, les conseils d'administration de l'ONA et du SNI ont publié un communiqué de presse annonçant une réorganisation des deux holdings. Quelles en sont les motivations et en quoi consiste-t-elle ?

MOUATASSIM BELGHAZI : La raison première de cette réorganisation réside dans l'évolution de la vocation du Groupe qui passe d'une vocation de groupe multi-métiers à celle de holding d'investissement. Le constat a été fait de l'incompatibilité avérée de l'organisation actuelle avec notre volonté de jouer un rôle moteur dans l'incubation de projets structurants, visant la construction de métiers à forte valeur ajoutée, dont la complexité ou la taille des investissements ne peuvent être assumées que par des groupes de notre taille. En effet, le pilotage en direct de métiers matures s'avère dans la pratique contreproductif car générateur de lourdeurs administratives qui altèrent la responsabilité du management de la filiale concernée et freinent l'expression de son énergie créatrice. Enfin, le pilotage opérationnel direct de sociétés matures aux côtés de métiers en développement disperse les énergies du holding et altère l'efficacité de son accompagnement des métiers en construction qui demeure sa mission première. En d'autres termes, cette réorganisation nous permettra de mobiliser notre énergie autour de la définition et le suivi de stratégies de développement ambitieuses en confiant la gestion opérationnelle aux managements respectifs des filiales qui seront de fait responsables de leur gestion devant leurs organes de gouvernance respectifs. Cette réorganisation stratégique s'inscrit parfaitement dans la tendance mondiale qui a vu le démantèlement progressif des conglomérats multi-métiers, aussi bien dans les pays développés que dans les pays émergents. Dans notre cas, elle repose sur la fusion d'ONA et SNI en un holding d'investissement unique non coté, qui n'aura plus vocation à détenir de participations majoritaires, sauf dans le cas de certains métiers en phase de développement.

Quels sont les impacts d'une telle opération sur la Bourse de Casablanca, ne risque-t-elle pas de déstabiliser le marché? Quelles en sont les implications sur les actionnaires minoritaires ?

L'opération dans sa globalité aura sans conteste un impact positif sur la Bourse et participera significativement à redynamiser le marché boursier marocain. En effet, si le retrait d'ONA et SNI de la Bourse en diminuera automatiquement la capitalisation boursière, l'impact de l'opération sur le marché, qui se mesure davantage par les volumes de transactions, n'en sera pas négatif. En effet, dans un premier temps, à l'annonce du retrait, un mouvement de réallocation des portefeuilles des intervenants contribuera à animer le marché. Dans un deuxième temps, la cession en Bourse du contrôle de certaines de nos filiales matures, participera significativement à la dynamisation du marché. Il faut souligner qu'il s'agit d'un événement sans précédent à la Bourse de Casablanca où plusieurs sociétés de taille importante verront leur flottant augmenter de manière substantielle. Ceci permettra de répondre favorablement à l'une des exigences des investisseurs–notamment internationaux - à savoir sa faible liquidité, liée notamment à la faiblesse du flottant des sociétés cotées. S'agissant des implications, seuls les actionnaires d'ONA et de SNI sont impactés par cette opération. A ce titre, et dans le cadre de ce qui est prévu par la loi dans ce genre d'opérations, ils se verront proposer deux options : soit ils apporteront leurs titres aux offres de retrait qui les concernent, à un prix prévoyant une prime, et je rappelle que le prix fait l'objet d'un rapport d'expertise indépendant, comme l'exige la réglementation; deuxième option, ils pourront conserver leurs actions et continueront alors de percevoir les dividendes de la nouvelle entité qui ne sera pas cotée.

Comment va se dérouler concrètement cette opération ?

Cette opération va se faire en trois étapes majeures. La première étant le retrait de la cote des valeurs ONA et SNI. A cet effet, nos actionnaires se verront donner la possibilité soit de réaliser une plus-value intéressante, soit de s'inscrire à nos côtés dans l'avenir de ces sociétés, mais en dehors de la Bourse. Cette première étape ouvrira la voie à la fusion juridique et de fait des deux entités. Cette deuxième étape sera suivie par une dernière, et non des moindres, la réorganisation effective de l'entité fusionnée et de son portefeuille de participations, notamment à travers la cession du contrôle des sociétés matures tel que Centrale Laitière, Cosumar ou Lesieur.

Le communiqué parle d'une nouvelle vocation où l'on passerait d'un groupe multi-métiers à un holding d'investissement. Pourriez-vous nous parler de la stratégie de cet holding d'investissement ?

Vous faites bien de reprendre le terme de vocation, car tout l'esprit de cette opération repose sur l'évolution de la vocation du Groupe, qui passe d'une vocation d'opérateur industriel et financier multi-métiers à celle d'holding d'investissement avec un seul métier : celui d'actionnaire professionnel. Il ambitionne ainsi d'être un investisseur de référence au Maroc, créateur de valeur aussi bien pour l'économie nationale que pour ses partenaires et actionnaires. La stratégie de ce holding d'investissement s'articulera autour des cinq axes suivants : 1) Investir dans les actifs cotés et non cotés structurants pour l'économie marocaine, à fort potentiel de création de valeur et/ou de rendement; 2) Remplir son rôle d'actionnaire de référence actif dans les organes de gouvernance tout en confiant la gestion opérationnelle à un management responsabilisé devant le marché; 3) Insuffler l'expérience d'actionnaire professionnel pour favoriser le développement des actifs et l'émergence de champions nationaux ou régionaux; 4) Autonomiser les participations une fois qu'elles ont atteint leur rythme de croisière; 5) Pérenniser le retour aux actionnaires sous forme de dividendes et d'accroissement de la valeur patrimoniale. Le holding d'investissement ciblera, dans sa stratégie, les projets et sociétés de taille significative, sur des secteurs attractifs, présentant de fortes barrières à l'entrée et des niveaux de rentabilité satisfaisants pour les actionnaires. Ceci se fera par ailleurs dans un souci d'équilibre de portefeuille aussi bien en termes d'exposition sectorielle, géographique, qu'en termes de répartition d'actifs cotés et non cotés.

Le Matin 29/03/2010
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Re: FUSION ONA et SNI Avec OFFRE PUBLIQUE DE RETRAIT

le Lun 29 Mar 2010 - 10:34
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Re: FUSION ONA et SNI Avec OFFRE PUBLIQUE DE RETRAIT

le Mar 30 Mar 2010 - 9:23
Fusion ONA-SNI: Radical changement de stratégie

Cela a été le coup de tonnerre du week-end, avec à la clef du jamais vu: 11 sociétés suspendues de la cote, sans compter les deux holdings, ONA et SNI! En fait, le marché en parlait depuis déjà quelques temps, sans pouvoir ni confirmer ni infirmer le projet de fusion (Cf. L’Economiste des mercredi 24 et vendredi 26 mars, ainsi que nos commentaires de Bourse ces dernières semaines). La décision finale a été prise, le 25 mars, lors du Conseil d’administration conjoint de la SNI et de l’ONA. Pour ce dernier, la date a été avancée pour entrer dans le calendrier du conseil de la SNI. Ce sont donc les deux holdings les plus en vue qui vont fusionner, puis être retirés de la cote boursière. Un coup dur pour la Bourse? Pas forcément, et même pas du tout, puisque la vocation de la nouvelle entité (qui n’a pas encore de nom) créée par la fusion, sera précisément de mettre en bourse toutes ses participations. L’opération, nous confie Hassan Bouhemou, PDG de la SNI, comportera rapidement la remise sur le marché des actions détenues sur Centrale laitière (55%), Sothema (30%) et Lesieur (55%). Ceci devra être fait d’ici 12 mois, ajoute le président: «Nous commençons par elles, car ce sont les plus mûres, elles ont atteint leur vitesse de croisière, ensuite nous passerons aux autres et avec l’argent retiré nous élèverons d’autres entreprises». A l’évidence le groupe contrôlé par Siger, le holding de la Famille Royale vient de changer de stratégie, du tout au tout. «Effectivement, confirme El Mouatassim Belghazi, le président de l’ONA c’est une rupture» Avec la fusion de SNI et ONA, une page se tourne dans l’histoire de cet ensemble, constitué au fil des années (voir infra). Le groupe a donc une nouvelle vision, explique Hassan Bouhemou, PDG de SNI à L’Economiste: «l’ancien modèle s’est essoufflé». Au lieu de deux conglomérats multi-métiers, «la nouvelle entité sera un actionnaire professionnel». Bouhemou classe les participations actuelles en quatre catégories, ce qui a l’avantage de dessiner automatiquement la stratégie : les actifs qui vont aller grossir la côte dès cette année, les actifs qui ne sont pas encore matures et qui attendront encore un peu («deux-trois ans»), les joint-ventures pour lesquelles «il sera possible de sortir via la bourse, avec l’accord du partenaire» et enfin les nouveaux projets dans l’incubateur. Sur le fond le groupe renoue avec l’ancienne vocation d’entreprise stratégique dans l’économie nationale, mais ajoute le président, «cela n’ira pas jusqu’à faire des investissements qui ne seraient pas rentables». De fait, le groupe va devenir une sorte de producteur de sociétés cotées, dont « la valeur sera jugée par le marché et uniquement par le marché ». Ceci a un autre avantage: en cassant les liens de groupe, cette politique brise le plafond de verre du financement de chacune de ses filiales face à la taille du marché. Autrement dit, c’est la rentabilité de chacune qui déterminera ses possibilités d’endettement. Aujourd’hui, c’est l’engagement de la banque vis-à-vis de l’ensemble du groupe qui constitue le plafond. Enfin, notons que cette stratégie va créer un nouveau type d’entreprise, dont le contrôle sera dans le marché (et non entre les mains d’un actionnaire de référence). Pour cela, il faudra veiller de près à la gouvernance avant de les lâcher sur ce marché, ce que Bouhemou promet de faire.

L'Economiste 29/03/2010

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Pelican
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Re: FUSION ONA et SNI Avec OFFRE PUBLIQUE DE RETRAIT

le Mar 30 Mar 2010 - 10:24
ONA : Des indicateurs financiers 2009 au beau fixe

Fait : Publication des résultats annuels 2009.

Analyse : Le Groupe ONA a évolué en 2009 dans un contexte caractérisé par (i) le repli de la distribution automobile et des biens d’équipement en Afrique (impactée par la crise, notamment au Gabon, au Cameroun et en RDC) et (ii) le recul de l’immobilier sous l’effet de la morosité du segment touristique de luxe.
Néanmoins, le Groupe profite de l’effet combiné de la croissance du parc d’abonnés de WANA CORPORATE, de la poursuite du développement de la grande distribution et du retour à l’équilibre de MANAGEM suite à l’amélioration des volumes et des prix de vente. Dans ces conditions, ONA dégage un chiffre d’affaires consolidé en appréciation de 1,9% en 2009 à M MAD 37 333,0 (vs. nos prévisions de M MAD 38 100,7). Bénéficiant de l’optimisation des prix de revient de la filiale minière et de l’amélioration des performances opérationnelles des filiales agroalimentaires (renforcement de la marge sur l’huile de table et augmentation des gains de productivité au sein de COSUMAR et CENTRALE LAITIERE), l’EBE gagne 33,9% à M MAD 4 430,0.
Pour sa part, le résultat d’exploitation se bonifie de 60,2% à M MAD 2 516,0 (vs. nos prévisions de M MAD 1 494,6), portant la marge opérationnelle à 6,7% contre 4,3% une année auparavant. En définitive et intégrant la plus-value non cash liée à la dilution de la participation du Groupe dans WANA CORPORATE ainsi que les plus-values dégagées suite à la cession des participations (notamment dans MERCURE, CMB, WAFASALAF et CREDIT DU MAROC), le RNPG s’inscrit en hausse substantielle de 160,9% pour s’élever à M MAD 2 917,0 (vs. Nos prévisions de M MAD 1 944,Cool. De faco, la marge nette s’élargit de 4,7 points pour s’établir à 7,8%. Retraité des éléments exceptionnels, le RNPG serait en accroissement de 61,4% à M MAD 1 731,0.
Côté bilanciel, les capitaux propres consolidés se sont appréciés de 18,4% à M MAD 24 592,0. De son côté, le gearing s’est allégé de 24,6 points à 57,2%. Compte tenu d’un résultat net social de M MAD 1 793,9 (+35,7%), le Conseil d’Administration du Groupe entend proposer à la prochaine AGO la distribution d’un dividende unitaire de MAD 35, traduisant un pay-out de 34,1%.
En termes de perspectives, ONA devrait poursuivre sa stratégie visant la consolidation de son leadership sur les métiers traditionnels et le renforcement des parts de marché sur de nouveaux relais de croissance, notamment à travers :

* La poursuite des efforts d’amélioration de la productivité des Mines et la réussite de l’entrée en production des nouveaux projets miniers basés à l’international ;
* Le renforcement du positionnement de MARJANE et ACIMA en dégageant d’importantes synergies dans le cadre de leur rapprochement ;
* Le redressement de la croissance d’OPTORG dans un contexte de crise ;
* L’optimisation continue de la structure de coûts des filiales agroalimentaires ;
* La réussite de la nouvelle offre GSM INWI ;
* L’accélération du déploiement des nouveaux projets immobiliers résidentiels ;
* Et, l’intégration des banques récemment acquises au Maghreb et en Afrique tout en améliorant leur rentabilité.

Rappelons qu’avant même la publication de leurs comptes, les Groupes ONA et SNI ont annoncé officiellement leur projet de fusion (précédé par leur radiation de la cote) qui a pour vocation de créer un Groupe unique non coté agissant en tant qu’actionnaire professionnel.

Conclusion : Fort de la croissance de ses filiales et de la consolidation de son leadership historique, ONA affiche des indicateurs financiers 2009 en amélioration notable.
BMCE Capital Bourse

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Pelican
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Re: FUSION ONA et SNI Avec OFFRE PUBLIQUE DE RETRAIT

le Mar 30 Mar 2010 - 10:25
SNI : Nette amélioration des indicateurs financiers

Fait : Publication des résultats annuels 2009.

Analyse : Au terme de l’année 2009, SNI totalise un chiffre d’affaires consolidé de M MAD 3 427,6, en légère appréciation de 1,2% comparativement à la même période une année auparavant.
Pour sa part, le résultat d’exploitation bénéficie d’une optimisation de la structure de coûts pour gagner 13,1% à M MAD 1 424,0. En conséquence, la marge opérationnelle se renforce de 4,3 points à 41,5%.
Compte tenu de ce qui précède et de la plus-value liée à la dilution de la participation du Groupe dans WANA CROPORATE suite à l’augmentation de son capital, le RNPG effectue un bond significatif de 4,7x pour s’élever à M MAD 2 382,1. De ce fait, la marge nette s’élargit de 54,4 points à 69,5%. Hors éléments non récurrents, le RNPG serait en expansion de 115,6% à M MAD 1 104,1.
L’évolution du RNPG récurrent de SNI recouvre l’impact combiné de :

*
La bonne tenue du RNPG d’ONA ;
*
La progression de 10,3% du RNPG de LAFARGE CIMENTS grâce à l’amélioration des performances commerciales et opérationnelles ;
*
L’effritement de 61,8% de la capacité bénéficiaire de SONASID dans un contexte de chute des prix de l’acier ;
*
L’accroissement de M MAD 142,0 du résultat net de SOMED suite à la réduction des pertes de sa filiale SFPZ ;
*
Et, l’allègement du résultat déficitaire de WANA à M MAD -1 128,0 contre M MAD -1 687,0 en 2008.

Sur le plan des investissements, l’enveloppe s’est élevée à M MAD 5 521,0 en 2009, allouée principalement au rachat de 10% du capital d’ATTIJARIWAFA BANK auprès de SANTANDER et à la souscription à l’augmentation de capital de ATLAS HOSPITALITY MOROCCO.
Sur la base d’un résultat net social de M MAD M MAD 1 134,0, le Conseil d’Administration de SNI compte proposer aux actionnaires la distribution d’un DPA de MAD 33. Rappelons qu’avant même la publication de leurs comptes, les Groupes ONA et SNI ont annoncé officiellement leur projet de fusion (précédé par leur radiation de la cote) qui a pour vocation de créer un Groupe unique non coté agissant en tant qu’actionnaire professionnel.

Conclusion : Reflétant le comportement globalement favorable de ses participations, les indicateurs financiers de SNI à fin 2009 ressortent en nette amélioration.

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Re: FUSION ONA et SNI Avec OFFRE PUBLIQUE DE RETRAIT

le Sam 3 Avr 2010 - 12:44
Marché boursier :
Les holdings royaux délaissent la cote




l Un projet de fusion vient d’être approuvé par les Conseils
d’Administration de deux holdings devant amener la création d’un holding
d’investissement non coté.

l Une OPR sur les titres des deux valeurs sera bientôt lancée.

l Une réorganisation stratégique devrait se traduire par le
renforcement du flottant en Bourse des filiales cotées du groupe.

Alors que l’attention de
toute la communauté boursière était orientée vers les dernières
publications financières de la saison, les deux holdings royaux cotés à
la tour de verre du boulevard des FAR ont créé la surprise en annonçant
leur fusion. Certes, la rumeur circulait dans les salons casablancais
depuis janvier dernier, mais nul ne pouvait ni la confirmer ni
l’infirmer. Encore moins quand interviendrait l’opération au vu de la
confidentialité dont ont fait preuve les deux holdings en préparant
cette opération stratégique.



La Bourse, le grand gagnant

Ce fut finalement au lendemain de leurs Conseils d’Administration que
l’ONA et la SNI ont entériné la décision avec, en prime, l’annonce du
retrait des deux groupes, qui totalisent 30% de la capitalisation
boursière de la cote. Une initiative pénalisant le marché boursier à
première vue, puisque ce dernier aura à faire avec une moindre
capitalisation. Mais, « la cession au marché du contrôle d’entreprises
majeures ouvre un nouveau chapitre pour le marché.

L’augmentation des flottants qui en découle donnera, en effet, aux
investisseurs institutionnels une plus grande influence sur les sociétés
cotées, et renforcera par là-même, l’attractivité de la place boursière
marocaine pour les investisseurs nationaux et internationaux, sensibles
à la profondeur des flottants sur des capitalisations importantes»,
souligne le communiqué des deux holdings. Et c’est là la seconde surpris
divulguée par les tops management des deux groupes. En effet, en plus
de leur fusion, l’ONA et la SNI comptent se retirer de la place
casablancaise, et le nouvel holding d’investissement qui sera créé
procèdera à une réduction progressive de son périmètre à travers la
cession sur le marché boursier du contrôle d’entités autonomisées avec,
dans un premier temps, Cosumar, Lesieur

et l’ensemble Centrale Laitière/Bimo/Sotherma. C’est dire que le
flottant des filiales cotées des deux entités se verra renforcé dès que
la fusion sera effective. De quoi alimenter le marché en papier frais
dans une période où il en manque. « Alors que l’on attendait les
autorités publiques pour redynamiser le marché à travers des
privatisations, c’est finalement le privé qui sera le salut de la
place», ironise un analyste.

Sur un autre volet, le management des deux holdings estime que ce
retrait de la cote permettra aux boursicoteurs de se positionner sur les
valeurs cotées du groupe sans pour autant devoir subir les coûts de
gestion de la holding mère, jouant le rôle d’intermédiaire entre la
filiale et les investisseurs. Ces derniers pourront ainsi procéder à des
«stocks-picking» par eux-mêmes, comme c’est le cas dans des places
boursières plus matures.



Au-delà d’une simple fusion :

«En outre, le retrait de la cote de la SNI et de l’ONA aboutira à une
meilleure représentativité de la Bourse de Casablanca qui souffrait, en
raison de la double cotation des holdings et des entités
opérationnelles, d’une surreprésentation de l’ensemble SNI/ONA par
rapport à son poids réel dans l’économie marocaine», ajoutent les
sources officielles. Ainsi, le recentrage du nouveau holding royal se
fera sur des prises de participations significatives et non
majoritaires. Et ce, afin de libérer les filiales du groupe des
contraintes du ratio de division des risques que l’ONA et la SNI
devaient afficher et qui limitait la capacité d’endettement des
entreprises du groupe. Ainsi, les entreprises du groupe qui ont atteint
leur vitesse de croisière devraient bénéficier d’une meilleure autonomie
financière, étant libérées de toute contrainte liée à la capacité
d’endettement globale du groupe. Cependant, la nouvelle entité gardera
le contrôle conjoint des filiales telles que Sonasid, Lafarge, ou encore
Renault Maroc, détenu en co-actionnariat avec des partenaires
internationaux qui en assureront la gestion opérationnelle.

Cependant, le retrait de l’ONA et de la SNI de la cote ainsi que la
cession de leur contrôle sur des entreprises cotées telles
qu’Attijariwafa bank, pour ne citer qu’elle, n’est pas la seule
actualité du groupe. Car cette démarche entre dans le cadre d’un
revirement stratégique des plus complexes. En effet, le projet de
réorganisation des deux holdings vise également la mutation du groupe
multimétier intégré en un holding d’investissement pur et simple.
Celle-ci impliquera, selon les gestionnaires des deux entités, une
évolution du mode de gouvernance à travers le passage d’une gestion
opérationnelle directe à un pilotage stratégique par le biais des
organes de gouvernance, à savoir les Conseils d’Administration et les
comités qui ont sont issus. Sur un autre registre, l’opération de fusion
permettra également de simplifier le schéma de participation «devenu
complexe», selon le management de l’ONA, et de réduire les lourdeurs
administratives associées aux cascades de holdings.



Une nouvelle stratégie pour une ère nouvelle

L’ONA et la SNI laisseront donc la place à un seul organisme, soit un
holding d’investissement non coté. La stratégie de ce dernier s’appuiera
«sur cinq orientations clés» apprend-on du communiqué officiel. Le
nouveau groupe devrait ainsi se concentrer sur l’investissement dans des
actifs, cotés ou non, à fort potentiel de création de la valeur et du
rendement. Ainsi, le soutien de l’économie nationale sera toujours au
centre de la stratégie du holding royal, à travers l’insufflation de
l’expérience acquise par l’ONA et la SNI pour le développement de ces
actifs afin d’en faire des champions nationaux. Et ce tout en se
contentant d’être un actionnaire de référence dans les organes de
gouvernance et «en confiant la gestion opérationnelle à des managements
responsabilisés devant le marché».

Aussi, apprend-on de sources officielles, la stratégie du nouvel holding
d’investissement se focalisera sur des entreprises leaders dans leur
domaine, disposant de projets attractifs et d’une taille structurelle
significative. Sera également mis en place un suivi continu de
l’évolution du portefeuille de participations. La constitution de ce
dernier s’appuiera, par ailleurs, sur la détention de 20% à 40% d’actifs
dans les comités de gouvernance sans pour autant exercer le contrôle.
Ceci est notamment valable pour l’ensemble des filiales du groupe ayant
atteint un stade de développement pérenne. En outre, le groupe sera
toujours coactionnaire stratégique des filiales dont la gestion
opérationnelle est d’ores et déjà confiée à des partenaires
internationaux. Enfin, l’actionnariat unique sera maintenu pour les
sociétés qui n’ont pas encore atteint leur maturité du fait du
développement de nouveaux projets. C’est notamment le cas des filiales
Wana, Marjane et Onapar….



Y. A. T.

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IL n'y a pas pire qu'une position court-termiste qui se transforme en placement à long terme. Le PP mskine est comme le chat qui met son nez dans le lave vaisselle, parfois les zinzins leurs fourguent un coup de pied dans le derrière et appuient sur " lavage économique "...
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Pelican
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Re: FUSION ONA et SNI Avec OFFRE PUBLIQUE DE RETRAIT

le Sam 3 Avr 2010 - 12:46
Un bien pour un
mal




Fusion ONA-SNI : voilà l'épilogue d'une histoire de deux holdings
qui ont profondément marqué l'évolution du microcosme économique et
financier national. Epilogue heureux ? Difficile d'y répondre. Pour
l'instant en tout cas.

Ce qui semble faire
l'unanimité cependant, tant dans la communauté des affaires qu'au sein
des analystes financiers, est que la fin de ce cheminement historique de
ces deux holdings semblait inévitable et est dépositaire d'une nouvelle
vision stratégique plus claire et mieux circonscrite. En cela, une
nouvelle et unique entité devrait permettre de donner davantage de
visibilité aux investisseurs et, surtout, de dégager une certaine
unicité de gestion et une logique financière cohérente. Il faut savoir, à
ce titre, que le long compagnonnage entre l'ONA et la SNI n'a pas été
un long fleuve tranquille. Du moins, surtout pour les analystes et les
journalistes spécialisés longtemps trimbalés entre les nombreuses
participations croisées et les interminables reclassements de
portefeuille, lesquels avaient finalement fini par faire de la SNI la
maison-mère de l'ONA. Avec, en toile fond, deux pôles de décision (ONA
et SNI) et, pendant quelque temps, une troisième (Attijariwafa bank) qui
maintiendront le flou autour du mode de gestion de ce groupe
tentaculaire.

Ce qui pousse aujourd'hui beaucoup d'observateurs à soutenir qu'après de
longues périodes de tâtonnement, voire d'errance, la bonne «recette» a
enfin été trouvée.

Néanmoins, il faudrait faire preuve d'un peu de retenue. Car, si dans la
forme, le monde des affaires semble applaudir cette fusion, dans le
fond, il y a lieu de relever deux choses pour le moins importantes : la
nouvelle entité va probablement se retirer de certains secteurs pour se
concentrer sur d'autres et, surtout, elle va se retirer de la cote. Ce
qui remet sur le tapis un problème crucial : celui de la transparence.
Personne ne pourra plus fouiner dans les comptes du holding royal,
d'autant qu'il n'aura plus les mêmes obligations légales que les
sociétés cotées. Un bien pour un mal ? Peut-être. Toujours est-il que
malgré les explications fournies, la non cotation de la nouvelle entité à
naître ne fait pas l'unanimité.

Enfin, reste une question cruciale : qui dirigera la prochaine entité ?
Faites vos jeux !

F. Z. Ouriaghli

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Pelican
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Re: FUSION ONA et SNI Avec OFFRE PUBLIQUE DE RETRAIT

le Lun 5 Avr 2010 - 9:46
[size=12][size=9]Maroc / Economie : Fusion
SNI / ONA, ce que nous réserve l’avenir…
(Yabiladi 02/04/2010)

[/size][/size]









L’annonce de la fusion des holdings royaux SNI (Société nationale
d’investissement) et ONA (Omnyum nord africain) semble obéir à une
vision d’ensemble, à une stratégie globale et à un agenda économique et
financier bien calé.
Vision d’ensemble avec la mise à plat de la structure économique, de
son modèle de développement et de son mode de gouvernance. En clair, la
fusion SNI / ONA va se traduire par la naissance d’un (seul) holding et
dirigé par un (seul) homme, Hassan Bouhemou, actuel homme de confiance
de Mounir Majidi, Secrétaire particulier du Roi Mohammed VI. Jusque là,
pas de changement majeur sur le fond ni sur la forme. Une pure
simplification des tâches et des responsabilités avec un mode opératoire
plus souple et un homme fort aux commandes.

Par ailleurs, il se murmure que la prise de commande du futur holding
par Hassan Bouhemou serait une manière de «juger» sur pièce ce dernier
qui ne cessait de se plaindre des carences des PDG de l’ONA qui se sont
succédés jusqu’alors. Un véritable test grandeur nature !

Et le chantier de transformation de la «maison» ONA a aussi valeur de
test. Si le devenir de son PDG, Mouatassim Belghazi, est quelque peu
lisible – il devrait être administrateur au sein du nouveau né de la
fusion –le futur des hauts cadres et autres collaborateurs reste à
rendre visible. Selon des sources concordantes, il est annoncé un
dégraissage avec le «départ» de 120 cadres. C’est dire la tension qui
doit régner dans les allées des couloirs de l’ONA.

Autre chantier de taille, la nouvelle architecture des filiales. Il
semblerait que l’on se dirige vers la consolidation de 5 pôles (finance,
mines, grande distribution, énergie et NTIC). En outre, lesdites
filiales pourraient être plus autonomes et moins…dirigées par le pouvoir
économique central.

Si on s’intéresse de près au pôle agroalimentaire, un poids lourds en
matière de valeur, plusieurs enseignements peuvent être tirés. D’une
part, l’annonce faîte d’ouvrir le capital de la Centrale laitière,
Cosumar et Lesieur répond à plusieurs objectifs majeurs.

Primo. Cela permet de donner des garanties à l’Union Européenne dans le
cadre du statut avancé. En effet, l’UE insiste auprès du Royaume pour
donner plus d’air à l’économie, la rendre plus ouverte et surtout plus
concurrentielle sur les produits de première nécessité comme l’huile, le
sucre ou encore le lait. Et, chemin faisant, de mettre un terme,
progressivement, à la Caisse de compensation, jugée injuste et
inéquitable par l’UE.

Secundo. Cette opération devrait permettre à ses promoteurs de générer
du cash, beaucoup de cash, avec la mise sur le marché d’un volume
conséquent d’actions. Reste cependant à trouver les mécanismes pour
faire revivre la bourse de Casablanca.

Et là, ils ont (aussi) trouvé la bonne combinaison. Comment ? Pas par
un simple jeu d’écriture, mais un simple jeu… d’enfant. Si une partie du
cash généré servira à rembourser les petits porteurs des titres ONA /
SNI, l’autre partie sera réinjectée dans les marchés financiers via le
canal des sociétés de gestion de portefeuille comme Wafa gestion - qui
assure et garantie, au même titre que les autres banques d’affaires,
l’anonymat au boursicoteur - dans des sociétés à fort potentiel de
croissance.

Jackpot et super Bingo à la sortie pour les artificiers de la future
holding, mais également pour leurs «proches», avec en prime de l’oxygène
pour la bourse casablancaise. Qui dit mieux ?!

Décidemment, il suffit d’être performant au monopoly pour faire, défaire
et refaire l’économie nationale.
Rachid Hallaouy
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DaRk-H
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Re: FUSION ONA et SNI Avec OFFRE PUBLIQUE DE RETRAIT

le Mer 7 Avr 2010 - 16:28
Fusion ONA-SNI: Des retombées pour les petits porteurs aussi?

Une opération audacieuse. C’est en ces termes qu’a qualifiée Karim Hajji, le patron de la Bourse, a posteriori, la fusion ONA-SNI. Il est vrai que les effets sur le marché ne se sont pas fait attendre. «L’opération a été saluée par les investisseurs», se réjouit Hajji. La preuve, le volume de transaction moyen entre le 29 mars et le 2 avril s’est élevé à 900 millions de DH. «Ce qui est significatif, sachant qu’auparavant nous étions autour de 300 millions de DH», précise le DG de la Bourse. Et d’ajouter, «la place ne s’y est pas trompée, elle a reconnu en cette opération un nouveau départ». En effet, pour Hajji, l’opération devra, en substance, régler le problème de liquidité compte tenu d’un faible flottant en Bourse. «Nous estimons que notre flottant est proche de 10% contre 55% pour une place comme celle du Caire», révèle-t-il. D’où la nécessité de l’augmenter de manière à redynamiser les volumes et améliorer la liquidité. A partir de là, il sera possible d’introduire les produits dérivés que la place attend depuis plus d’une année. «Or il est impossible d’introduire des produits dérivés si le flottant n’est pas suffisant et la liquidité faible», déplore Hajji. «Sinon ce serait extrêmement dangereux», ajoute-t-il. Autre effet positif de la fusion, selon lui, l’affirmation de la vocation de place financière internationale de Casablanca, à travers, l’amélioration de la liquidité et surtout l’introduction d’un nouveau mode de gouvernance des entreprises cotées. «Il sera désormais plus exemplaire», soutient-il. En effet, l’ouverture du tour de table des émetteurs aux fonds d’investissements, aux compagnies d’assurances aux OPCVM va contribuer à améliorer le débat dans les conseils d’administration et à valider des stratégies disposant de ressources financières propres pour mener à bien leurs projets de développement. Par conséquent, celles-ci verront leur capacité d’endettement progresser, via la dilution des participations des actionnaires de référence et seront plus autonomes dans la gestion de leurs cash-flows. Le petit porteur pourra, ainsi, bénéficier, aux dires de Hajji, d’une plus-value de l’ordre de 20% sur le titre ONA notamment. Il profitera également de l’amélioration de la liquidité des titres.

Des introductions pour 2010
Pour ce qui est des introductions, le DG réitère son discours militant en faveur du niveau de valorisation correct de la place permettant aux entreprises de rejoindre la cote. Pour lui, les valorisations «exubérantes» de 2007 ne sont plus à l’ordre du jour. Par ailleurs, il rappelle que les offres publique de ventes peuvent être apparentées aux introductions puis qu’elles sont synonymes de liquidités supplémentaires et de là améliorer le flottant. «Dans ce sillage, je pense qu’il y aura des introductions en 2010», soutient Hajji. «Une ou deux probablement dans le privé», ajoute-t-il.

L'Economiste 06/04/2010

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Re: FUSION ONA et SNI Avec OFFRE PUBLIQUE DE RETRAIT

le Jeu 15 Avr 2010 - 11:06
TELECHARGEMENT:

http://www.slideshare.net/IDIR2001/document-officiel-contexte-et-objectif-fusion-ona-sni
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DaRk-H
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Re: FUSION ONA et SNI Avec OFFRE PUBLIQUE DE RETRAIT

le Ven 16 Avr 2010 - 11:46
ONA-SNI : Recevabilité des projets d’OPRs par le CDVM

Fait : Détails des OPRs sur les titres ONA et SNI.

Analyse : Conformément aux dispositions de l’article 31 de la loi n°26-03 relative aux offres publiques sur le marché boursier telle que modifiée et complétée par la loi n° 46-06, le Conseil Déontologique des Valeurs Mobilières -CDVM- a examiné les projets d’Offre Publique de Retrait -OPR- visant les titres SNI et ONA déposés, le 1er avril 2010 par les consortiums composés de:

* COPROPAR, GROUP INVEST et LAFARGE SA pour les titres SNI ;
* Et, SNI, SIGER, COMPAGNIE GERVAIS DANONE, BANCO SANTANDER, AXA ASSURANCE MAROC, SGMB, INVESTIMA et FIII pour les titres ONA.

A la veille de la réalisation des OPRs obligatoires, la répartition du capital d’ONA et de SNI entre initiateurs et autres actionnaires (devant faire l’objet des OPRs) se présente comme suit :

ONA -------------------------------------------- SNI


Sur la base des informations présentées ci-dessus et compte tenu d’un prix d’OPR de MAD 1 650 pour le titre ONA et de MAD 1 900 pour l’action SNI, le montant des OPRs devrait s’élever respectivement à MAD 14,3 Md et à MAD 7,7, Md.

Pour la fixation des prix des OPR, plusieurs méthodes de valorisation ont été retenues, dont les résultats se présentent comme suit :


Par ailleurs, le CDVM a autorisé la Bourse de Casablanca de reprendre la cotation des deux titres le vendre 16 avril 2010.

Conclusion : A la veille de la reprise de la cotation des titres ONA et SNI, le CDVM décide de la recevabilité des projets d’OPRs, validant les méthodes de valorisation retenues pour la fixation des prix.

BMCE Capital Bourse

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Re: FUSION ONA et SNI Avec OFFRE PUBLIQUE DE RETRAIT

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